Cuba Varadero, Jour 3
Entraînement AM 40km - pratique de critérium
COOL
sur le parcours, 3 petites buttes casse-pattes, une bonne montée d'au moins 15% et plus loin, une descente et du plat, vent de dos. On a 10 tours à faire et on est regroupés en 6-7 cyclistes. Le groupe casse au 5e tour mais je tiens bon. Je reste avec Raphael, un petit cycliste cadet trop mignon, et Luis, mon cubain préféré.
J'essaie d'expliquer à Luis qu'il doit nous tirer jusqu'au prochain virage et qu'après il doit passer le relai, mais il ne comprends rien...
Il comprends qu'il doit tout simplement se mettre devant nous et tirer. Bon ben... pourquoi pas. Nous on récupère pendant ce temps là.
Encore 3 tours à faire, tabarouette que ça roule !! 48km/h! À trois, ça commence à être drôlement souffrant et le tour du relai revient assez rapidement. On croise alors 3 petits cubains et décident d'embarquer dans le groupe. Mais il ne comprennent pas ce qu'ils faut faire. J'essaie de leur expliquer mais comment on dit ça éventail en espagnol
- Como se dicé ?
À la toute fin, les cubains et Luis me disent de les suivre à un endroit mystérieux...
No problemas, on te ramène à ton hôtel
Alors je les suis, en profite pour faire ma récup active
Hha !
Vous savez où ils m'ont amené ?
À la discothèque !!
hihihi
- Esta noches, fiesta ?
- No, no entranar !
Ils pensent que je suis sur l'équipe nationale de vélo du Canada. Je leur dit non, non mais ils semblent comprendre oui, oui
- Muy fuerte
Malgré toutes mes aventures ici, aucune photo et aucun film à l'horizon. Qué pasa ?
Je suis très sérieuse par rapport à ces entraînements !
Ce soir c'est un gros training, ça s'annonce dur. Luis me ramène à l'hôtel, direction restaurant, mucho glucidas por favor, despues, vamos à la playa y sueño. La grosse vie sale...
Entraînement PM 50km - Cardenas !!
Quel bonheur cette sortie. Et quelle intensité j'y ai mis. On est divisé à nouveau en 4 groupes de 6-7 cyclistes. On refait des chasses et des poursuites. 4 x 3 minutes avec une intensité maximale.
J'ai beaucoup d'énergie, les jambes sont là, mais le groupe est so so, un peu paresseux, les échanges ne se font pas bien, les gens chialent...
Bof.
Je pense que je vais me tanner bientôt
Je monte le tempo
TAC TAC clac clac clac
arrrrghh ma 12 n'embarque pas !!
- Plus vite Catherine
- Ma 12 embarque pas
- PLUS VITE
- MA 12 EMBARQUE PAS. CHUIS AU MAX LÀ
- Passe le relai !
- Ok...
De retour vers Cardenas pour reprendre la route vers Varadero, un chien très maigre et très laid se garoche devant le peloton mais comprends très vite qu'il n'a pas raison d'être là. Ha ha, de justesse. Les gars en tête on crié pas mal plus fort que ce que lui, pauvre chien, doit être capable de faire.
J'ai de la difficulté à décrire cette ville, Cardenas. Je la trouve tellement chaleureuse, tellement belle mais d'un autre côté, c'est vieux, sale et très pauvre. Les gens, sur leur balcon, nous voient passer, les enfants arrêtent de jouer pour nous regarder, les calèches et les voitures nous libèrent complètement la voie en nous criant allez allez ! Quand on s'arrête aux intersections, les gens nous regardent, émerveillés et nous cèdent le passage. Comme quoi, même dans leur plus grande détresse - la pauvreté - les gens sont heureux et très généreux.
COOL
sur le parcours, 3 petites buttes casse-pattes, une bonne montée d'au moins 15% et plus loin, une descente et du plat, vent de dos. On a 10 tours à faire et on est regroupés en 6-7 cyclistes. Le groupe casse au 5e tour mais je tiens bon. Je reste avec Raphael, un petit cycliste cadet trop mignon, et Luis, mon cubain préféré.
J'essaie d'expliquer à Luis qu'il doit nous tirer jusqu'au prochain virage et qu'après il doit passer le relai, mais il ne comprends rien...
Il comprends qu'il doit tout simplement se mettre devant nous et tirer. Bon ben... pourquoi pas. Nous on récupère pendant ce temps là.
Encore 3 tours à faire, tabarouette que ça roule !! 48km/h! À trois, ça commence à être drôlement souffrant et le tour du relai revient assez rapidement. On croise alors 3 petits cubains et décident d'embarquer dans le groupe. Mais il ne comprennent pas ce qu'ils faut faire. J'essaie de leur expliquer mais comment on dit ça éventail en espagnol
- Como se dicé ?
À la toute fin, les cubains et Luis me disent de les suivre à un endroit mystérieux...
No problemas, on te ramène à ton hôtel
Alors je les suis, en profite pour faire ma récup active
Hha !
Vous savez où ils m'ont amené ?
À la discothèque !!
hihihi
- Esta noches, fiesta ?
- No, no entranar !
Ils pensent que je suis sur l'équipe nationale de vélo du Canada. Je leur dit non, non mais ils semblent comprendre oui, oui
- Muy fuerte
Malgré toutes mes aventures ici, aucune photo et aucun film à l'horizon. Qué pasa ?
Je suis très sérieuse par rapport à ces entraînements !
Ce soir c'est un gros training, ça s'annonce dur. Luis me ramène à l'hôtel, direction restaurant, mucho glucidas por favor, despues, vamos à la playa y sueño. La grosse vie sale...
Entraînement PM 50km - Cardenas !!
Quel bonheur cette sortie. Et quelle intensité j'y ai mis. On est divisé à nouveau en 4 groupes de 6-7 cyclistes. On refait des chasses et des poursuites. 4 x 3 minutes avec une intensité maximale.
J'ai beaucoup d'énergie, les jambes sont là, mais le groupe est so so, un peu paresseux, les échanges ne se font pas bien, les gens chialent...
Bof.
Je pense que je vais me tanner bientôt
Je monte le tempo
TAC TAC clac clac clac
arrrrghh ma 12 n'embarque pas !!
- Plus vite Catherine
- Ma 12 embarque pas
- PLUS VITE
- MA 12 EMBARQUE PAS. CHUIS AU MAX LÀ
- Passe le relai !
- Ok...
De retour vers Cardenas pour reprendre la route vers Varadero, un chien très maigre et très laid se garoche devant le peloton mais comprends très vite qu'il n'a pas raison d'être là. Ha ha, de justesse. Les gars en tête on crié pas mal plus fort que ce que lui, pauvre chien, doit être capable de faire.
J'ai de la difficulté à décrire cette ville, Cardenas. Je la trouve tellement chaleureuse, tellement belle mais d'un autre côté, c'est vieux, sale et très pauvre. Les gens, sur leur balcon, nous voient passer, les enfants arrêtent de jouer pour nous regarder, les calèches et les voitures nous libèrent complètement la voie en nous criant allez allez ! Quand on s'arrête aux intersections, les gens nous regardent, émerveillés et nous cèdent le passage. Comme quoi, même dans leur plus grande détresse - la pauvreté - les gens sont heureux et très généreux.
Libellés : cuba

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire
Abonnement Publier les commentaires [Atom]
<< Accueil