jeudis cyclistes 4
Ma plus belle expérience de course jusqu'à maintenant! j'en suis marquée à vie.

Voyons voir ce qui se passe. Je décide de rester un peu à gauche mais c'est risqué avec les autos qui arrivent de l'autre bord. Je me faufile tranquillement et je réussis à remonter vers l'avant. Ça freine à nouveau pour le 3e virage.
à un moment donné je n'en peux plus d'entendre les 3 épais en avant de moi parler du Tour de Giro
Je réussi à m'accrocher au peloton du début à la fin et à rattraper tout mon retard à chaque tour, dans les virages, sauf que...
ma course est gâchée par une grosse chute d'au moins 30 coureurs... dont moi... je m'en tire avec un genou pas mal plus magané que je croyais, la hanche qui plie avec misère, un dérailleur avant neuf... bref, je me considère assez chanceuse de mes égratignures et de mes gros bleus, parce que ça aurait pu être bien pire.

Au départ, j'ai une petite voix qui me dit que ça va être vraiment difficile... j'avais pas vraiment tord.
Au premier tour, presque tout le pac se tient ensemble. Je suis mal placée... Je suis à gauche complètement, et si je ne bouge pas, je vais me faire manger.
Et ça y est...Dans le dernier km de chaque tour, il faut sprinter.
Non mais, essayez de sprinter contre des gars...
Mon objectif était d'être à peu près au milieu du peloton à ce moment là, mais là ça s'en vient et je suis trop en arrière. Et c'est parti, alors je pousse, pousse pousse POUSSE COMME UNE MALADE !!!
JE SUIS EN TRAIN DE ME FAIRE LARGUER!
En l'espace d'à peine 30 secondes, je commence à être loin. AH NON!!! Ça suffit là, cette fois-ci je tiens le peloton. Je me mets à chasser comme une déchaînée pour diminuer le plus possible l'écart qui est en train de se créer.
Ma séance d'arrachés et d'épaulés de cette semaine fait sûrement effet car je m'impressionne à mettre autant de puissance!!!!!! Tout de suite après le premier tour, c'est le 1er virage de fou, donc si je réussis à pousser jusque là, le peloton va ralentir et je vais pouvoir m'accrocher.
Sauf qu'après les virages, qu'est-ce qui arrive ? ÇA ACCÉLÈRE!
ARGH... je n'y avais pas pensé.
Alors repousse pousse pousse et... pousse encore
OUAIS!!!!!! POUSSE ENCORE! Ça y est je suis dans le peloton!!! woohooo!!!!! J'AI RÉUSSI
Voyons voir ce qui se passe. Je décide de rester un peu à gauche mais c'est risqué avec les autos qui arrivent de l'autre bord. Je me faufile tranquillement et je réussis à remonter vers l'avant. Ça freine à nouveau pour le 3e virage.
Attention je suis prête!!!! j'ai shifté et ça va repartir !!! et je prévois le coup, commence à accélérer tout de suite. J'en entends quelques uns sacrer en arrière, ils se font larguer tranquillement... Pour les prochains tours, ça roule terriblement mal, ça freine sans arrêt, ça donne des coups, ça jase...
à un moment donné je n'en peux plus d'entendre les 3 épais en avant de moi parler du Tour de Giro
- HEY CALISSE, FERME TA GUEULE! C'EST UNE COURSE
- Heille relaxe la p'tite
- C'TA CAUSE DE VOUS AUTRES QU'IL Y A DES CHUTES
- Ah va chier, sont tu assez fatiguantes les filles
Fatiguante ? ah ouin ? Ce n'est pas long que je me trouve un trou et que je passe devant. Pas question que je reste derrière ça. Au deuxième, troisième, quatrième tour, je suis toujours accrochée, même dans les virages, je crois que j'ai compris comment faire!!!!!
Puis, dans les 2 derniers km, c'était à prévoir... en avant du peloton, il y en a un qui panique et vient s'accoter sur un autre. L'autre le repousse, bien sûr et je vois ça arriver tout au loin
Comme des dominos
Ça freine dur dur dur...
Ça se met à sacrer de tous les côtés
On m'avait dit: si ça chute, protège tout de suite ta tête, tu la baisse sur ton guidon et tu déclippes du côté où tu es en train de tomber.
Je ne déclippe pas assez vite, mon genou tombe le premier et en prends une shotte et j'atteri sur le gars en face de moi. J'ai encore son pédalier imprimé dan' cuisse!
MAUDIT !
J'étais tellement bien placée en plus... prête à sprinter, à l'abri du vent
Bon bien, j'observe ce qui se passe, je me relève tranquillo en espérant ne pas me faire rouler sur le corps. Dans les premiers qui ont chuté, c'est pas très joli... un a carrément brisé son vélo en deux, l'autre a éventré ses 2 roues, plus loin, y'en a deux couchés par terre... qui ne bougent pas vraiment.
Avec un genou qui brûle et qui plie difficilement, une hanche qui tire, je suis pas trop mal !!! Un gars, super gentil, m'attend, il me demande si je vais bien. Je lui réponds ce que je peux. J'ai les jambes cassées après ce qui vient d'arriver. Et mon genou me dit de ne pas pédaler trop fort parce qu'il va vraiment pas bien. Je termine la course sur mon petit plateau, incapable de shifter ni de changer mes vitesses... mon cable est brisé...
Misère...
En tout cas, morale de l'histoire, pas facile de rouler dans ce peloton là, autant pour la vitesse que pour le respect. Les gars ça s'envoie chier comme ça se peut pas. Et je ne suis pas dans les courses les plus élites! Je progresse à tous les jeudis et j'espère finir ma prochaine "intacte", sans chute qui vient tout gâcher. J'ai boîté à peine deux jours, en y repensant bien, j'ai VRAIMENT été chanceuse. Faut être fou hein ?
Libellés : courses

2 commentaires:
À mercredi, juin 18, 2008 ,
Véronique Meunier - Triathlon a dit...
Tu n'en fini plus de m'impresssionner!!! (C'est pour ça que j'ai mis trop de 's').
Wow! Merci encore, j'avais l'impression d'être dans le peloton!
À jeudi, juin 19, 2008 ,
Sylvie a dit...
Non mais quelle force de caractère tu as Cathou! Tu m'impressionne tellement.
Lâche pas et bonne course ce soir!
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