Cuba Varadero, Jour 4
Entraînement AM 100km- COLISÉO !
Yesss! Enfin c'est la grosse sortie, tant attendue, celle pour laquelle je comptais les jours et les minutes et les secondes avant d'arriver à Cuba. Des paysages complètement dépaysans, des villages éblouissants, des palmiers grandioses qui touchent presque le ciel et surtout, la belle côte de Coliséo qui m'attend!
Je pars avec le groupe intermédiaire de Bruno. La chaleur est écrasante... On roule d'abord en gros peloton d'au moins 20-25 vers Matanzas. Passé le premier village, on se divise en 2 groupes et c'est le début des doubles éventails avec pas mal d'intensité
FAUT QUE ÇA TOURNE!
On a le vent dans le dos, c'est un fait, mais on roule à 45-48km/h ! WOOOOOO
Je suis la seule fille du groupe et je roule avec mes deux roues préférées, René et Michel. Deux clowns ces gars là.
Coliséo se rapproche, on tombe dans de jolies petites bosses et les gens derrière commencent à en arracher. Pourtant, je reste fraîche comme une rose. Décidémment, j'ai la grande forme ce matin. Je trouve même que ça ne monte pas assez vite mais je me tiens tranquille. Oublie pas que tu as la côte à monter à la fin de la ride.
Après plusieurs petits vallons, le groupe se met définitivement à casser et les 4 gars d'en avant (dont René et Michel) partent comme des bombes. Alors je les suis... 52km/h Wahhhh!
Mais ils sont pas mal trop forts et les jambes me disent stop... je ralentis et attend l'autre groupe. Le vent commence à changer et ça ne sert à rien de forcer toute seule.
- Ouin, on est en feu ce matin!
- On devrait se partir une roue pour essayer de les rattraper
- bonne idée !
Finalement, on tourne, tourne, tourne pendant un bon 10-15 minutes, les échanges se font super bien. Tout au loin, qui vois-je ? RENÉ! Qui se laisse glisser vers nous.
- René, on arrive, accroche toi!
La vitesse se met soudainement à diminuer, come on gang! pesez su'l gaz.
Ça ne fonctionne pas.
Je sors du groupe et me mets à l'avant. Allez on pousse les pédales et je tire comme ça jusqu'au peloton de tête qui avait ralenti.
Arrivés à Limonar, on s'arrête pour acheter de l'eau. Il est temps parce que mes trois bidons sont vides. On s'écrase sur la petite terrasse à l'ombre, la chaleur est vraiment puissante, c'est suffoquant.
Mes petits biscuits Newton avalés, un jus délicieux d'ananas englouti avec en prime un paquet de blok shots, je repars avec mon groupe, direction Varadero pour encore 40km. On emprunte mon chemin préféré pour ne pas dire LE CHEMIN. Il y a une rail de chemin de fer et ensuite c'est le plat et le calme total.
On est environ 12-15 cyclistes et ça roule pas mal molo... 28-29km/h, c'est trop lent !!
Alors je pars en mini échappée, espérant qu'un ou deux me suivre. Personne.
Je roule 37-38 km/h, bof pourquoi pas 40 ? le vent est avec moi.
Je roule comme ça, sur ce bout de route, complètement perdue dans ma bulle, pendant au moins 10 minutes.
Finalement, le peloton me rattrape
- Crime t'es en feu!
- C'est les biscuits Newton
Paolo se met à ma hauteur et je lui fait un petit signe de tête.
Il a compris
VOUFFFF
J'attrappe sa roue et là, c'est du 45km/h. Les jambes commencent à brûler mais... c'est pas grave, c'est fait pour ça ! J'ai encore du gaz avant d'arriver à Cardenas.
Finalement, le peloton nous rentre dedans, Paolo a abandonné et respire pas mal fort. Au loin, j'aperçois la grosse côte qui s'en vient. On s'organise tout de suite en double éventail. 2... 3... 4... 5... Bon j'ai assez récupéré. Rendue à l'avant... hmmm... non je vais faire un autre tour.
- J'ai pu de jambes moi là là...
En disant ça, en arrière du peloton, la vitesse diminue. (mais c'est pas vrai, mes jambes vont très bien).
Et hop, je suis partie. Les mains en bas, vouffffff, let's go mes EASTON. Et j'attaque la côte. J'ai un peu mal géré mon énergie... La côte de Coliséo fait 6-7% sur environ 1.5km et j'ai attaqué beaucoup trop vite. Je me fais dépasser par 3 cyclistes dont Denis, une autre roue que j'aime pas mal.
No way, ça ne va pas se passer comme ça.
TAC TAC, 2 dents de plus. J'me mets en danseuse, monte, monte monte... Estie que ça brûle.
Ils sont toujours à la même distance que moi.
Pousse les pédales, c'est toute dans ta tête.
Je rattrape enfin Denis. Je suis en très grande souffrance et j'ai l'impression que tout va lâcher. Mais il me reste un fond de jus. Les deux on s'encourage, allez pousse pousse...
J'ai soudain l'image de Coach Troy du spinerval 7.0 qui s'époumonne à encourager les filles à grimper.
STAND UP
Allez hop, jusqu'au sommet
TAC, 1 dent de plus
TAC, Denis est toujours dans ma roue
Ça y est, on est au sommet !!
BIG CHAIN RING ON THE FRONT
Et on commence à descendre. Ma 12 embarque, YEAH!
vvvvooouuuuuuffffffffffff
70 km/h
Je me mets dans la draft de Denis, me cache bien comme il faut, CARDENAS ON ARRIVE !
ON ROULE COMME DES MALADES!!!!
On rattrape les deux cyclistes, complètement brûlés et Denis attaque.
J'essaie de suivre, mais il est vraiment plus fort que moi.
Et moi, sincèrement, j'en peux plus.
Je relaxe le ponpon et j'attends l'autre petit groupe derrière.
Je m'accroche, mes réserves commencent vraiment à être à terre. Et la chaleur de plus en plus insupportable... Je n'ai plus de Newton, presque plus d'eau et encore 20km à faire.
On se retrouve dans un faux plat descendant, tabarouette que ça roule! Je suis prise dans la bordure, dans la merde de la route, j'ai les jambes complètement brûlées, ça tremble de tous les côtés. Ça fait tellement mal que je suis sur le bord de pleurer, mais je ne lâche pas. Cardenas arrive sous peu. Je commence à être plus ou moins consciente de ce qui se passe.
Ouais, j'ai poussé la machine pas mal fort.
Passé Cardenas, je reste à l'arrière du peloton, tire quelques bons coups pour essayer de rattraper le groupe de tête, mais c'est trop tard...
Arrivés à l'hôtel, le restaurant est fermé et on crève tous de faim.
Une chance le casse-croûte junk food est ouvert et on se remplit le ventre avec de la pizza et des bonnes frites.
Qu'est-ce qu'on fait après ?
Playa & siesta.
Pas de sortie ce soir, c'est le repos complet. J'ai très très bien dormi cette nuit là.
Yesss! Enfin c'est la grosse sortie, tant attendue, celle pour laquelle je comptais les jours et les minutes et les secondes avant d'arriver à Cuba. Des paysages complètement dépaysans, des villages éblouissants, des palmiers grandioses qui touchent presque le ciel et surtout, la belle côte de Coliséo qui m'attend!
Je pars avec le groupe intermédiaire de Bruno. La chaleur est écrasante... On roule d'abord en gros peloton d'au moins 20-25 vers Matanzas. Passé le premier village, on se divise en 2 groupes et c'est le début des doubles éventails avec pas mal d'intensité
FAUT QUE ÇA TOURNE!
On a le vent dans le dos, c'est un fait, mais on roule à 45-48km/h ! WOOOOOO
Je suis la seule fille du groupe et je roule avec mes deux roues préférées, René et Michel. Deux clowns ces gars là.
Coliséo se rapproche, on tombe dans de jolies petites bosses et les gens derrière commencent à en arracher. Pourtant, je reste fraîche comme une rose. Décidémment, j'ai la grande forme ce matin. Je trouve même que ça ne monte pas assez vite mais je me tiens tranquille. Oublie pas que tu as la côte à monter à la fin de la ride.Après plusieurs petits vallons, le groupe se met définitivement à casser et les 4 gars d'en avant (dont René et Michel) partent comme des bombes. Alors je les suis... 52km/h Wahhhh!
Mais ils sont pas mal trop forts et les jambes me disent stop... je ralentis et attend l'autre groupe. Le vent commence à changer et ça ne sert à rien de forcer toute seule.
- Ouin, on est en feu ce matin!
- On devrait se partir une roue pour essayer de les rattraper
- bonne idée !
Finalement, on tourne, tourne, tourne pendant un bon 10-15 minutes, les échanges se font super bien. Tout au loin, qui vois-je ? RENÉ! Qui se laisse glisser vers nous.
- René, on arrive, accroche toi!
La vitesse se met soudainement à diminuer, come on gang! pesez su'l gaz.
Ça ne fonctionne pas.
Je sors du groupe et me mets à l'avant. Allez on pousse les pédales et je tire comme ça jusqu'au peloton de tête qui avait ralenti.
Arrivés à Limonar, on s'arrête pour acheter de l'eau. Il est temps parce que mes trois bidons sont vides. On s'écrase sur la petite terrasse à l'ombre, la chaleur est vraiment puissante, c'est suffoquant.
Mes petits biscuits Newton avalés, un jus délicieux d'ananas englouti avec en prime un paquet de blok shots, je repars avec mon groupe, direction Varadero pour encore 40km. On emprunte mon chemin préféré pour ne pas dire LE CHEMIN. Il y a une rail de chemin de fer et ensuite c'est le plat et le calme total.
On est environ 12-15 cyclistes et ça roule pas mal molo... 28-29km/h, c'est trop lent !!
Alors je pars en mini échappée, espérant qu'un ou deux me suivre. Personne.
Je roule 37-38 km/h, bof pourquoi pas 40 ? le vent est avec moi.
Je roule comme ça, sur ce bout de route, complètement perdue dans ma bulle, pendant au moins 10 minutes.
Finalement, le peloton me rattrape
- Crime t'es en feu!
- C'est les biscuits Newton
Paolo se met à ma hauteur et je lui fait un petit signe de tête.
Il a compris
VOUFFFF
J'attrappe sa roue et là, c'est du 45km/h. Les jambes commencent à brûler mais... c'est pas grave, c'est fait pour ça ! J'ai encore du gaz avant d'arriver à Cardenas.
Finalement, le peloton nous rentre dedans, Paolo a abandonné et respire pas mal fort. Au loin, j'aperçois la grosse côte qui s'en vient. On s'organise tout de suite en double éventail. 2... 3... 4... 5... Bon j'ai assez récupéré. Rendue à l'avant... hmmm... non je vais faire un autre tour.
- J'ai pu de jambes moi là là...
En disant ça, en arrière du peloton, la vitesse diminue. (mais c'est pas vrai, mes jambes vont très bien).
Et hop, je suis partie. Les mains en bas, vouffffff, let's go mes EASTON. Et j'attaque la côte. J'ai un peu mal géré mon énergie... La côte de Coliséo fait 6-7% sur environ 1.5km et j'ai attaqué beaucoup trop vite. Je me fais dépasser par 3 cyclistes dont Denis, une autre roue que j'aime pas mal.
No way, ça ne va pas se passer comme ça.
TAC TAC, 2 dents de plus. J'me mets en danseuse, monte, monte monte... Estie que ça brûle.
Ils sont toujours à la même distance que moi.
Pousse les pédales, c'est toute dans ta tête.
Je rattrape enfin Denis. Je suis en très grande souffrance et j'ai l'impression que tout va lâcher. Mais il me reste un fond de jus. Les deux on s'encourage, allez pousse pousse...
J'ai soudain l'image de Coach Troy du spinerval 7.0 qui s'époumonne à encourager les filles à grimper.
STAND UP
Allez hop, jusqu'au sommet
TAC, 1 dent de plus
TAC, Denis est toujours dans ma roue
Ça y est, on est au sommet !!
BIG CHAIN RING ON THE FRONT
Et on commence à descendre. Ma 12 embarque, YEAH!
vvvvooouuuuuuffffffffffff
70 km/h
Je me mets dans la draft de Denis, me cache bien comme il faut, CARDENAS ON ARRIVE !
ON ROULE COMME DES MALADES!!!!
On rattrape les deux cyclistes, complètement brûlés et Denis attaque.
J'essaie de suivre, mais il est vraiment plus fort que moi.
Et moi, sincèrement, j'en peux plus.
Je relaxe le ponpon et j'attends l'autre petit groupe derrière.
Je m'accroche, mes réserves commencent vraiment à être à terre. Et la chaleur de plus en plus insupportable... Je n'ai plus de Newton, presque plus d'eau et encore 20km à faire.
On se retrouve dans un faux plat descendant, tabarouette que ça roule! Je suis prise dans la bordure, dans la merde de la route, j'ai les jambes complètement brûlées, ça tremble de tous les côtés. Ça fait tellement mal que je suis sur le bord de pleurer, mais je ne lâche pas. Cardenas arrive sous peu. Je commence à être plus ou moins consciente de ce qui se passe.
Ouais, j'ai poussé la machine pas mal fort.
Passé Cardenas, je reste à l'arrière du peloton, tire quelques bons coups pour essayer de rattraper le groupe de tête, mais c'est trop tard...
Arrivés à l'hôtel, le restaurant est fermé et on crève tous de faim.
Une chance le casse-croûte junk food est ouvert et on se remplit le ventre avec de la pizza et des bonnes frites.
Qu'est-ce qu'on fait après ?
Playa & siesta.
Pas de sortie ce soir, c'est le repos complet. J'ai très très bien dormi cette nuit là.
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