gocatherine.com

mardi 29 juillet 2008

Grosse dent, Petite peur

Samedi soir 21h, 26 juillet.

La cuisine est finie, enfin

STIE !
Lavage, grattage & peinture terminée, pinceaux lavés, les jambes en grosse compote, je m'écrase - sors le sac de carottes et le pot d'hummus et débute tranquillement ma récupération de cette dure journée...
CRIC CROC CROC *CROKKK*
ark, y'a une carotte qui est vraiment pas bonne... mais ...
ARGH!!!
j'viens de me casser une dent. STIE !
mais ça fait mal !!!

Alors j'essaie de peine et de misère de regarder ce qui se passe dans le fond de la bouche mais je n'y vois rien. C'est rouge ou noir ? Pas une carie...
La Molaire no 17 est complètement fendue, jusqu'à la gencive, ai-je touché le nerf... misère.

Et trouver un dentiste un samedi soir... encore moins un dimanche

Alors je regarde vers le haut et je dis
- kessé que je t'ai faite siboire pour mériter ça ?

Parce qu'il faut préciser que depuis le début des rénovations chez moi, rien ne se passe comme prévu, que de la bad luck et des embûches. Je suis écoeurée de ces contres-temps inutiles!

Bon après avoir versé une larme (ou deux) je me ressaisis
il y a des choses bien pires que ça dans la vie
ouais...


Mardi matin, 29 juillet, 9h tapante, je suis chez mon dentiste

- Alors Madame Naulleau, kesse qui se passe (mon dentiste est Français en passant)
FRANÇAIS DE FRANCE

- Ben, je me suis cassée une dent (je lui montre le bout que j'ai réussi à recracher)

- Ahhh mais c'est rien dutout ça, assoyez-vous on va regarder ça
(misère)

- Comment vous avez fait ça ?
- En mangeant des carottes... j'espère que vous allez me dire que c'est seulement une carie
- Ahh ben vous savez, une carie, ça casse pas toujours

Bon allez hop, on ouvre la bouche et il se met à regarder ça...
- Mais... c'est seulement un bout que vous m'avez apporté ?
- Ah bon ?
- Mais votre dent elle est bien plus cassée que ça. Oh purée... Ah c'est vraiment pas beau votre truc. Vous avez seulement mangé des carottes ?
- Euh... oui (avec encore la bouche ouverte)
- Alors attendez, c'est vraiment pas beau là, il faut prendre une radio

Et moi je reste sur la chaise, à regarder le plafond et à me demander ce qui arrive
Faites qu'il ne faille pas enlever ma grosse dent de sagesse. please please please.
À la radio, on voit en effet que c'est loin d'être joli.
- Je ne comprends pas comment elle a pu casser aussi sec. C'est sûrement votre dent de sagesse qui pousse... Mais regardez comment elle pousse croche. (Habituellement, mon dentiste est assez relax, mais là je vois qu'il est plutôt nerveux).
- Alors ???
- Laissez-moi voir
et hop, rebelotte, on ouvre la bouche
- Ahh mais il faut l'enlever, on ne peut pas la laisser là. C'est vraiment pas beau.
oui j'ai compris que ce n'était pas beau!!
- Bon, alors voulez-vous la faire enlever aujourd'hui ?
- Euh oui... si un chirurgien est disponible, mais vous allez me donner une référence ?
- Non je vais vous l'enlever moi-même
- Ah ... !!!
- Ouvrez la bouche. Plus grand !
Il me jette un liquide atroce rouge dans la bouche. Peuuhhaaa!
OK, alors il me l'enlève drette là, LIVE, j'ai pas le choix !
- Je vais vous faire 2 petites piqûres, ça va pas faire du bien
Merci de préciser
En effet, ça fait vraiment pas de bien, tellement que j'en ai eu les larmes aux yeux...
Pendant qu'on attends que je sois bien gelée, je le vois sortir des grosses pinces, un grattoir et qqch d'autre
REGARDE PAS !!
Je ne souhaite pas ça à personne... c'est assez écoeurant tous les bruits de craquements que ça fait. Il s'en est fallu de peu pour qu'il ne soit pas capable de l'enlever... Mais il a réussi.
- Vous voulez la garder en souvenir ?
- Pourquoi pas...
- En tout cas, votre dent de sagesse va avoir assez de place pour sortir. Elle est tellement croche qu'elle va pouvoir reboucher le trou
parce que ça fait un méga trou!
- Alors pour aujourd'hui, vous ne pouvez pas vous rincez la bouche, vous ne pouvez pas cracher et pas manger dur. Seulement du mou.
hmmm, appétissant
Donc pouding, Boost et compotes au menu.
- Et vous devez mordre sur un bout de cotton toute la journée. Je vais vous prescrire des antibiotiques car vous risquez d'avoir très mal quand ça dégèlera. Si vous avez des élancements et que vous souffrez, appelez-moi tout de suite
- Euh d'accord...
j'peux vous dire que j'ai jamais autant abuser des Advils et jamais eu aussi envie de me péter la tête sur le mur de toute ma vie !!!!!!!!!

mardi 22 juillet 2008

nouvellement plâtrée

j'ai trouvé ma nouvelle job !

samedi 19 juillet 2008

nostalgie part 2 et la petite histoire des biscuits Newton

Aujourd'hui, devant mon mur moitié rose, moitié blanc, avec un grattoir à la main, je m'arrête et me dis que c'est l'heure de la collation. Je vois quelques étoiles et conclue que ma glycémie ne doit pas être très haute... En plus de devoir terminer ma rédaction de maîtrise, les rénovations de mon nouveau chez nous ont commencées. Mais le seul hic, c'est que le travail est 3x pire qu'on pensait!!!!!!! ahhh, quel été en perspective...

Alors je sors ma toute dernière boîte de biscuits aux figues NEWTON de Mr. Christie. Puis j'ai soudain un flash d'une belle sortie de vélo... en train de faire Montréal-Québec... pleins de biscuits Newton à manger... misère... Ça me rends aggressive de penser qu'aujourd'hui, sous ce beau ciel bleu, il y a des millions de cyclistes en train de profiter du beau temps alors que moi, je me tape 4 murs à décaper, enfermée... et qu'ensuite, je devrai sûrement passer à mon tout dernier chapitre de rédaction.

bah, je pense que je dois tout simplement me faire à l'idée que le vélo est terminé pour cette année et que je devrai ENCORE remettre ça à l'année prochaine.

Puis, devant cette pénible nostalgie, je me dis :
- tiens, biscuits Newton... pourquoi on appelle ça des biscuits newton ?
c'est vrai après tout, je recommande ça à tout bout de champ lors de mes consultations et je ne sais même pas d'où ça vient. Alors je m'y mets : google, wikipedia, mon livre d'histoire de la nutrition, le site de Mr. Christie, je ne trouve rien d'extraordinaire sauf lorsque je tombe sur ceci, finalement !

En 1891, James Henry Mitchell , invente une machine qui révolutionne l'arrivée des biscuits aux figues. À l'époque, c'était de la confiture et non des figues et les biscuits étaient ronds. Son principe était de faire entrer un "tunnel" dans un autre "tunnel", la funnel cookie machine. Celui du dessus contenait la pâte et l'autre du milieu, la saveur x du biscuit. Ça donnait de très long biscuits qui étaient ensuite coupés, à la main bien sûr. Il semble que Mitchell était bon ami avec le célèbre physicien Sir Isaac Newton et qu'il ait donné son nom spécialement pour ses biscuits. Ou peut-être que le physicien a aidé l'ingénieur et que pour le remercier, hop, on lui refile le nom aux biscuits.

Quelques mois plus tard, un brillant homme, Charles M. Roser, qui fabricait déjà des biscuits comme métier, vient par découvrir cette recette et décide de la commercialiser à travers les États-Unis. La "Kennedy Biscuit Works" finit par tout acheter à Mitchell et Roser et se met à produire, produire, produire, vendre, vendre, vendre... Il semble que de là, les biscuits ont obtenu leur vrai nom de par la ville, Newton, (probablement Newtown), tout près de là où la Kennedy Biscuits Works était située, au Massachussetts. Il semble même que cette compagnie nommait traditionnellement les biscuits quelle produisait selon les villes entourant celle de Boston.

Encore une fois, les États-Unis ont leur part dans l'histoire DU BISCUIT PRÉFÉRÉ des cyclistes, hum... Dommage que ce ne soit pas parti d'ici, du Québec et que le petit producteur ait fait sa place mondialement. Ça aurait été une bien meilleure raison d'en manger. Moi j'aime mieux la version de Sir Isaac Newton, et vous ?

jeudi 10 juillet 2008

à boutte

- cath ?
- ouiiiii
- hey kesse qui se passe ? j'essaye de t'appeler depuis 2 jours et chuis pas capable
- je ne parle pas au téléphone
- hein ?
- je ne réponds pas au tel
- pourquoi ?
- parce que je ne veux pas me faire déranger
- ben là tu as répondu, alors jte dérange pas faut croire
- jte parle 5 minutes d'abord
- heu... tu fais la course à Ottawa ?
- non
- pourquoi ?
- parce que je dois rester enfermée chez nous à rédiger et aussi, comme je suis fatiguée fatiguée fatiguée d'être insomniaque, j'aimerais me reposer comme il faut plutôt que d'aller me péter les jambes dans une course de vélo et me sentir la plus coupable de ne pas être en train de rédiger
suis tellement fatiguée que ... mettre de l'air dans mes pneus pis je veux aller me coucher
- ben voyons! pourquoi ? comment ça t'es fatiguée de même ?
- heille lâche moi avec tes pourquoi
- ben là, je veux savoir !
- ché pas, pour l'instant je suis la personne la plus insociable du monde. Je ne sors pas de chez nous et je ne fais pas de vélo tant que je n'ai pas fini cette foutue rédaction
- tu peux pas faire ça!!!!!!!!
- pourquoi ?
- ah j'tai refilé ma maladie
- hein?
- ben oui j'arrête pas de te dire pourquoi depuis t'a l'heure, maintenant c'est à ton tour
- arrghhh!!! niaiseux
- tu peux pas arrêter de faire du bike de même, ça se fait pas ça. Et avec qui je vais parler du Tour de France ?
- d'autres amis
- J'ai pas d'amis qui écoutent le Tour de France
- je l'écoute même pas, ma télé marche pu
- bon ben je pense que je vais te laisser, j'vais aller faire du bike! gna gna gna
- c'est ça, beurre épais en plus!

alors chers lecteurs, je serai fortement absente pour les prochaines semaines, sans aventures ni péripéties cyclistes. Je suis en RUSH de rédaction interminable, je dois en finir
JE SUIS PU CAPABLE

Alors pour en finir pour de bon, je stoppe toutes activités bonnes pour le moral... pour mieux en faire plus tard !

Merci Einstein d'avoir une pensé pour moi:
La vie, c'est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre