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dimanche 27 avril 2008

récit d'une cycliste coureuse; une première!

Eh ben voilà
c'est fait !

ma toute première course de vélo; vécue, réalisée et terminée en un seul morceau au Grand Prix de Sainte-Martine. D'habitude, des pelotons de course, je les regarde à la télé, mais cette fois-ci j'étais dedans! Par contre, c'était un peloton très nerveux, des cyclistes qu'on pourraient comparer à des poules pas de tête, 1 chute terrible qui m'a coûté la course (pas moi, je ne suis pas tombée!), ma course était finie dès que j'ai vu les filles tomber dans le fossé...

je n'ai jamais pu rattraper le peloton qui était parti en fou!! y'a une chute, yes on va pouvoir prendre de l'avance.

bon commençons par le début, je prends malheureusement trop de temps pour m'échauffer et j'arrive à la fin sur la ligne de départ. Déjà je "ressens" ces regards compétitifs qui me yieuteux des pieds à la tête. En tout cas, ce n'est pas le genre de regards et d'attitudes que je connais des mes sorties de bécike.
bah ouais, je ne suis pas dans une équipe, je suis vêtue de mon maillot rose-indépendante, suis ici pour m'amuser, pas pour gagner, inquiète-toi pas.

J'entends soudainement des voix (dans ma tête) d'habitués de cette course:
- ahh Sainte-Martine, est tellement plate cette course là
- y'a du vent pis y'a tout le temps plein de chutes
- tu vois voir, la route est vraiment pas large
- les courses de filles c'est super plate à regarder, y'a rien qui se passe
- tu vas te faire envoyer chier

Et j'entends celle de Pierre;
- si tu es prise dans la bordure, vent latéral, que tu ne pars pas un autre éventail et ne commence pas tout de suite les échanges, la course est finie
- si aux virages, tu n'es pas en tête de peloton, la course est finie
- s'il y a une échappée au premier tour et que tu ne la suis pas, la course est finie

hahaha

Et c'est le départ, go go go, grouille toi !!!! viiiiiiiiite ton gros plateau
Je tente de me faufiller du mieux que je peux pour remonter ça, ça n'a pas de sens que je reste en arrière. Ca grouille de tous les côtés là-dedans, les filles roulent tout croche, il faut avoir des yeux partout, une concentration maximale. Je réussis à remonter à la moitié du peloton.
Woohoo! y'a don ben du monde ici. C'est hargneux, c'est compétitif, c'est à moi le trou qui est là et c'est à moi de me cacher du vent, pas toi !! Je colle les roues, colle, colle, encore un peu, on se touche quasiment les coudes et ça roule à 40km/h.
GÉNIAL

Au premier virage, ça freine fort et je dégrade tranquillo vers l'arrière
zut (pour ne pas dire SHIT)
Ensuite ça accélère et là... catastrophe... on est peut-être rendues à la moitié de la boucle, je vois deux filles qui tombent dans le fossé, une autre qui revole carrément dans les airs et ensuite, des dominos, au moins une 10zaine de filles qui suivent la tendance.
Ça y est. C'est fini.
Je freine évidemment mais...
Y'a une fille couchée qui se relève de peine de misère, elle a pas l'air bien, juste au moment où j'ai réussi à contourner toutes ces filles par terre et je passe entre elle et son vélo... crime j'aurais pu lui rouler sur le corps!

Bon... c'est malaaaade, j'en entends une qui hurle de douleur. Je vois les filles qui me passent à côté en sprint pour essayer de rattraper le peloton de tête qui elles bien sûr, ont accéléré!
go catherine, fait quelque chose.
alors je me mets à chasser et chasser... et chasser encore

J'me retourne. Il est pas question que je me brûle toute seule au premier tour! No way!
il y a 2 filles qui sont derrière. Je les attends, et on essaie du mieux qu'on peut de travailler ensemble et de rattraper les autres minis pelotons qui ont commencé à se former.
- Qu'est-ce qui t'est arrivé à toi ?
- j'ai revolé dans la botte de foin
- j'ai pu d'odomètre, la fille me l'a arraché ! j'ai passé à deux doigts de tomber dans le fossé.

mais c'est complètement malade

Je suis enragée, une chute et y'a même pas un tour de fait! et j'étais dans le peloton ! et ça roulait bien ! Des vraies poules pas de tête. J'entends Pierre qui me dit : la course est finie...
je tire les filles pis en me retournant, m'apercois qu'elles ont abandonné... complètement brûlées
je me retrouve toute seule, vent de face et même pas un tour complété.
je suis vraiment enragée!
découragée ? non. ENRAGÉE.
Je ne comprends pas le principe des filles. Pourquoi partir comme des balles, toutes seules, pour essayer de rattrapper quelque chose, alors qu'on pourrait reformer un peloton et travailler ensemble. 1er tour complété, 2e tour commencé. Au loin je vois une ambulance et la police.
Une autre chute !

Ma rage me fais tenir bon. Je chasse toujours, ça brûle, je suis en hyperventilation extrême avec la ferme intention de rattraper les filles devant moi mais... l'écart ne fait qu'augmenter.
Je suis quand même à 40km/h ! Ça roule à combien en avant cou don ?
je vois une petite fille en rouge qui lâche le peloton, yes!!!!!!!
- Accroche-toi!
- J'ai vraiment plus de gaz
- Mets-toi dans ma roue pis viens t'en !
- Ok...
Le simple fait d'avoir une fille avec moi me donne des ailes.
Nous sommes prêtes pour le 3e tour

Puis tout d'un coup, il y a 5 filles qui surgissent derrière nous
- Catherine, accroche-toi !
- Mais d'où sortez-vous ?
- Ben d'en arrière là... y'a eu une autre chute
- Pas vrai...
- On se part une roue les filles, sinon on va s'épuiser

Et on roule comme ça jusqu'au fil d'arrivé où j'ai pété un joli sprint. REVENGE!!!!
Franchement, même si j'ai probablement finie belle dernière ou, devrais-je dire, loin derrière, cette partie de la course était la meilleure. Enfin, des filles qui roulaient en ayant conscience que le vélo, dès que tu as la chance, tu partages l'effort et tu crées une entraide, tu pars pas en poule pas de tête avec l'idée que tu vas battre tout le monde! (oui c'est un vrai poulailler un peloton de filles)
En tout cas, je n'ai peut-être pas encore l'attitude de la coureuse, mais rouler en peloton et en éventail, ça sert toujours bien à quelque chose...

je n'ai aucune idée de ma position ni de mon temps et à vrai dire, j'm'en fous!!
hahaha
j'ai appris beaucoup de choses aujourd'hui, autant sur le vélo que sur moi
présentement j'ai les rhomboïdes totalement scrap et les mollets durs comme du béton!

ma prochaine étape : un critérium (euh??)
non, le contre la montre de Granby dans 2 semaines.
ou un duathlon (ahhh!)
j'aimerais expérimenter les courses de vélo seuuuuuule, mais vraiment toute seule et voir si le moral tiendrait bon et comme ma santé va mieux, je pourrai recommencer la course à pieds bientôt.
chose certaine, je ne manquerai pas la première des jeudis cyclistes!

Conclusion
j'ai aimé: être DANS le peloton plutôt que de le regarder
les deux derniers tours et l'entraide des filles
mon sprint!
ma petite voie qui me dit : pousse plus fort, c'est toute dans ta tête

je n'ai pas aimé; la solitude... ben oui en étant toute seule, indépendante, pas d'équipe, pas vraiment encore d'amis sur le parcours de ces courses. ça viendra !
le regard de certaines filles sur la ligne de départ, un regard vraiment compétitif!
la terrible chute et les virages, bien sûr
et se faire moucher dessus, déééééégueu.

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mardi 22 avril 2008

j'veux perdre du poids !

Rencontre avec un cycliste passionnant, alors qu'il était 18h et que je n'avais qu'une seule envie; m'en aller chez nous...
Un bon caractère, sûr de lui, décidé à perdre du poids, mais aussi, un habitué de tous les régimes de la planète. Comme je les aime ceux là. Bourrés de mythes et de croyances incroyables.


- Bon alors je t'explique mon problème

J'veux perdre du poids, mais chu pas capable. J'ai tout essayé. Couper mes glucides, mais j'aime trop ça. Couper ma viande, mais j'ai trop faim. Pas manger de desserts, mais je vire fou. Pas manger le soir, je fais des cauchemars toute la nuit... Pis là, le régime que mon coach m'a donné, yé platte en tabarouette, pis chuis ben écoeuré de manger du cottage pis d'la grosse viande.

- vous en avez gros sur le coeur vous là, continuez

- Là, j'veux faire 25 km le matin pour aller au bureau et 60 km
minimum le soir après le bureau, jusqu'à ce qui fasse trop noir.
- Est-ce que le 25 km pour revenir du bureau est compté là-dedans

- euh... j'avais pas pensé à ça.

- Donc ça fait 110km par jour ? ... vous ferez ça tous les jours ?

- ben kin !! jveux perdre du poids

- Oui mais pour bien perdre du poids, il faut donner un break à l'organisme. Sans ça, il va envoyer des signes, normalement ça commence par des maux de dos, ensuite des claquages, des douleurs, raideurs et quand on continue, on tombe par terre et c'est la fatigue chronique.

- ah ouin ? ...


- mais jveux perdre du poids !

- ha ha, je ne pense pas que j'avais compris ça. bon, alors passons aux choses sérieuses... et si on regardait ce que vous mangez.
- le déjeuner ?
- oui
- je ne déjeune pas.
- ça commence bien ! ensuite ?
- ensuite j'embarque sur mon trainer et je fais 30 minutes d'une bonne intensité. Mais là je vais aller le faire dehors. Ah non c'est pas vrai, je prends 3 grands verres d'eau pis mes vitamines quand je me lève le matin.
- mais ce n'est pas de l'énergie ça. Un simple fruit, un minuscule yogourt serait déjà mieux.
- yiark, j'haïs ça.
- bon, mais supposons que vous partez en vélo travailler, vous allez faire 25km sans rien manger ?
- ben comme ça je brûle mon gras plus vite
... (misère, toujours ce mythe qui ne lâche pas)
- un bagel, des céréales, des toasts peut-être ?
- ah ça j'haïs pas ça. Mais mon coach me dit de ne pas manger ça !??
- faut pas l'écouter... et pourquoi il dit ça ?
- il dit que ça fait engraisser
- pourtant, avec 110km par jour, il faut bien avoir un minimum d'énergie, non ? et comme vous ne déjeunez pas, le soir avant de vous coucher, vous mangez quoi ?
- comment ça qu'est-ce que je mange ?
- ben oui, les gens qui ne déjeunent pas, habituellement ils passent la soirée dans le garde-manger ou bien dans le frigo.
- ah ben là si ma femme a laissé trainer des biscuits ou des chips, le sac passe au complet.
- hmmm
- pis si elle a le malheur d'acheter de la crème glacée ou du chocolat, je saute dedans
- hmmmm !
- j'y dit de pas n'acheter, mais à m'écoute pas.
- et vous savez pourquoi vous mangez comme un ogre le soir ?
- un ogre ?
- oui, le monstre affamé en vous se réveille et vous dit de manger. Parce qu'il n'a pas déjeuné, s'est entraîné comme un bon, travaillé le ventre vide... à un moment donné il se tanne et EXIGE des calories.
- fac là y faut que je déjeune ?
- hep !
- pis là, mon coach y veut toute que je calcule c'que je mange mais ça me prends un temps fou. C'est du temps que je peux pas mettre sur mon vélo ça.
- alors arrêtez de compter.
- mais là... comment je vais faire pour savoir si je mange trop ?
- m'a vous arranger ça, ça va être facile comme tout.
- mais là tu vas me faire manger des pâtes pis des bagels si je comprends bien ?
- pourquoi pas ? vous aimez ça ! faut pas s'en priver
- oui mais... j'veux perdre du poids !

hihihi, des scénarios comme je les aime
on a jaser comme ça pendant 1h15. Il repart avec le sourire, une nouvelle liste d'épicerie riche en glucides, avec la ferme intention de déjeuner et de réduire son km 'irréaliste' quotidien.

à suivre !

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vendredi 18 avril 2008

nostalgique

La vélo bella en moi est durement nostalgique. Aujourd'hui même... nostalgique
Ça m'a frappé dur ce matin, alors que je marchais simplement dans la rue, pour faire quoi déjà ? me souviens plus...

J'ai eu cette image de mon périple à Cuba;
On était arrêté à Matanzas, sous le soleil plombant en train de siroter not' jus d'ananas, quelques minutes avant de repartir vers Varadero. Et on savait très bien qu'à Montréal, il venait de tomber 5 cm de neige, pis qu'y faisait freeeeette. Hee hee hee.
Au coin de la rue, il y a une vieille Lada rouge qui semble ne pas très bien fonctionner.
rhheeeeuuu rheeuuuu
Et lorsque l'engin décide finalement de démarrer, il avance un tout petit peu... mais se fait ramasser le pare-choc avant par un gros camion noir (moins vieux, mais qui crache de la grosse fumée noire), qui tournait au coin, au même moment.

Vous voyez la suite
Non ?

Les deux cubains (du camion noir) sortent et demandent à l'autre Cubain (de la Lada) si tout va bien. Même qu'ils sourient. Le devant de la Lada est vraiment en ruine. Mais, il semble que ce ne soit pas vraiment grave. Ils réussissent à remoter tout ça avec quelques outils (purement cubains) et hop! voilà le travail. Le camion poursuit à gauche, la Lada à droite. Pas de chicane, pas de constat à l'amiable, pas de paperasse, pas de police.

Et ici ?
eh bien, en direct de mon coin de rue, un gros pick noir englouti complètement une Hyundai rouge, assez vieille alors que celle-ci était en train de brûler un feu.
- heille mon gros calisse de tabarnac, kessé que t'avais d'affaire à passer su' à rouge
- calisse d'ostie
donc les papiers, les engueulades, la police...

Encore ?

Mardi matin, toute fière d'avoir trouvé un autre chemin pour contourner toutes ces montagnes de neige qui empestent la piste cyclable, je manque de me faire renverser par un taxi qui lui, a décidé qu'il allait tourner, quelqu'un sur sa voie ou non.

Plus loin, au coin Maisonneuve et Berri, un autre taxi décide qu'il s'engage sur la piste cyclable et attend que sa putain de lumière devienne vraiment verte pendant que moi, je freine comme une malade pour ne pas lui rentrer dedans.

Et en plus de ça, un pauvre con sur la piste cyclable en a assez de rouler derrière mémé et, sûr de lui, décide de la doubler. Mais je suis là moi !! Ça va pas ? Et il soupire d'impatience en plus !
180°, aller hop, lui il va pas s'en tirer comme ça.
- Euh, tu vas pas me dire que tu m'avais pas vu ?
- Va chier
- Comment t'as dit ça ?
- VA CHIER CALISSE
ha ha ha

Le vélo, n'est-ce pas bon et bénéfique pour décompresser, relaxer, se sentir libre ?
Pas ce matin là en tout cas.
À Cuba, on verrait jamais ça. Les autos s'arrêtent pour te laisser passer et si elles klaxonnent, c'est simplement pour te prévenir qu'elle sont là, pas parce que tu es dans les jambes.
Personne ne t'envoie chier parce que tu fais du vélo à Cuba.
Personne ne t'envoie chier tout court. Ça n'existe tout simplement pas là-bas.
Fin de ma nostalgie... en tout cas pour l'instant!

mercredi 9 avril 2008

Cuba Varadero, Jour 7

Entraînement AM 80km- Matanzas

Dernière journée à Varadero... et vous savez quoi ? LE SOLEIL RAYONNE
J'ai mon appareil photo
J'ai beaucoup d'énergie. J'ai ÉNORMÉMENT d'énergie.




Et ce matin, j'ai décidé de rouler avec les forts. Je me retrouve entre le 1er groupe et le 2e groupe... Que faire ? le choix est siiiii difficile.




Dernière journée ! Je roule avec eux pour la première moitié du trajet. Ils sont vraiment forts ces gars là. Ça roule droit ça n'a pas de bon sens! Tout est smooth. Quand vient mon tour de tirer le peloton, j'arrive à garder la même vitesse. WOW.
Mais pauvre gars derrière... je suis petite comparée à ces grands gaillards là.
Ils sont d'ailleurs surpris de me voir avec eux.
- hey !!! c'est donc ben cool, on a une fille avec nous autres !

Mais ça ne durera pas. Dans la petite côte, ce n'est pas long que je n'arrive plus à les suivre. Je me fais engloutir tout craché. Mais en me retournant, je m'aperçois que je ne suis pas la seule.
Et tout au loin, on aperçoit la belle ville de Matanzas.




Départ de Matanzas, après avoir acheté de l'eau, collations et jus. La route est longue... 40km vent de face. La route est très très longue... Une chance, Pierre en scooter nous rejoint et nous ramène vers Varadero. Je reviens à l'hôtel complètement vidée, mais c'est ce que je voulais, pour ma dernière ride, ne plus rien sentir dans les jambes!!



Dernière journée ! C'est un moment très nostalgique. Tout s'est passé si vite ! Je donne ma panoplie de cossins de vélo aux cubains et leur dit au revoir. Eduardo est très triste.
Bah faut pas être triste voyons, j'vais revenir l'année prochaine. L'Arizona va attendre! J'avais promis une selle à un Cubain l'année passée. Eh bien, il m'attendait, bien installé sur le banc de l'hôtel et dès mon arrivée, j'peux vous dire qu'il s'en souvenait.

Les photos de groupe


















Dernière journée ! Avion à 21h, et il faut libérer les chambres à 13h.
Que faire entre les deux ?
Ah oui le bécyke, faut le remettre dans sa boîte. Misère... Quoi, il est 12h30?
On va se grouiller alors.
Et ensuite ?
Ben on va manger.
Et après ?
PLAYA !!
La grosse gang de cyclistes, bien écrasés au soleil, non loin du bruit magique des vagues, sous un ciel bleu éclatant. J'ai passé 1h dans l'eau à m'amuser dans les vagues quand soudain...
AAAAHHH C'EST QUOI ÇA !!
C'EST QUOI ÇA !!!!!!!!!!
- Hey regarde le gros poisson, il s'en vient ici
- AAAHHHHH!
- mais il te tourne autour
oui oui, il se met à tourner autour de moi
- C'EST UN BARRACUDA !!!
- y'en a un autre là !
- arrrggghh moi je ne reste pas ici

Michel regardait cette petite scène d'un air plutôt amusé.
- T'es tu faite mordre cou donc ?
- Oui regarde ça, j'ai les marques de ses dents là. Y'a des pirhanas dans l'eau !!
- Des pirhanas ? ha ha ha. Ça m'étonnerait
- j'te l'dis !
- C'est pas des pirhanas certain.
- Ben c'est quoi d'abord ?
- une autre sorte de poisson
- Un barracuda Catherine, pas un pirhana. Un barracuda. ahh j'te dis les filles...

woups...

Dernière journée !
L'autobus est venu nous chercher à 17h.
Allez, on monte les boîtes à vélo maintenant.
Arrivés à l'aéroport à 18h30.
Débarque les vélos.
Passe la douane.
Et attends... attends...
Dans l'avion, je regarde par le hublot. C'est déjà fini.
Et bang, ça me frappe de plein fouet: retour à la réalité, retour au travail, revoir mes athlètes, mon cellulaire (bahh), mon palm (beuhhha).
Yep !

L'année prochaine, je reprends ça, plus forte et plus kilométrée. D'ici là, je mets en pratique tout ce que j'ai appris ici et je commence les courses dès le 27 avril.

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mardi 8 avril 2008

Cuba Varadero, Jour 6

Encore de la grosse pluie ce matin, au moment où nous sommes tous en train de déjeuner et de manger des portions démesurées car la faim s'est emparée de nous !!

Le départ est retardé jusqu'à 10h... on attend patiemment que ça se calme ou du moins, voir un rayon de soleil se pointer le bout du nez.

Mais rien dutout, c'est couvert et complètement gris.
La pluie a cessé, je suis sur le bord de partir et refaire le parcours du critérium.
Les bidons remplis, pneus gonflés... hmmm vaudrait mieux attendre encore un peu.
Une chance...
Parce que ça se met à tomber, mais encore plus fort qu'hier soir.
Ceux qui sont déjà partis rouler, j'espère qu'ils ne sont pas trop loin. ha ha.

Descendons au bar pour voir ce qui se passe. Je rejoins une petite gang bien écrasée et on regarde la pluie tomber...

Aujourd'hui, j'aurais le goût de croquer dans une bonne grosse pomme... hmmm. Sont bonnes les bananes, mais à un moment donné, tsé...


Entraînement PM 50km- Vers Matanzas
Sortie un peu plate, mais bon... Je commence à être tannée de toujours refaire cette route!
Et les cubains qui roulent avec nous sont vraiment dans les jambes.
Le ciel devant nous est beaucoup trop gris... j'aime pas ça.

Un groupe décide de continuer, l'autre s'en retourne à Varadero. Eh bien ce n'est pas long que je vire de bord. Y'a des éclairs au loin là-bas et il n'est pas question que je me retappe toute la job de nettoyage de vélo. No way.

On fait deux groupes pour retourner à l'hôtel, doubles éventails et le but, c'est qu'on ne se fasse pas rattrapper par le groupe de derrière. Je me retrouve avec les petits jeunes Sport-Études qui font de la course, yahooo! On tente de maintenir le cap sur le 30km/h, mais il y en a un qui nous ralenti sérieusement dans la gang. Puis, quelques km avant Varadero, Laurent, une petite bombe en chair et en os, part en sprint.

Ah non! lui y passera pas comme ça

Alors je fonce avec Ghislain et on tente de le rattrapper. J'entends mes EASTON qui font VOUF VOUF VOUF.
Je reçois des gouttes, et ça commence à tomber de plus en plus fort

VITE
VIIIIIIITTTTEEEE

Décidément, la température n'est pas à son meilleur. Demain, c'est la dernière journée.
Et selon les cubains, il ne fera pas vraiment beau...

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lundi 7 avril 2008

Cuba Varadero, Jour 5

Pas d'entraînement ce matin...
On se réveille avec de la pluie qui n'en finit plus et un ciel gris-sale
Francine me dit:
- ahhh y mouille, je pensais que c'était toi dans la douche, je trouvais ça long aussi...
- je pensais la même affaire !!

Il y a de l'eau vraiment partout. Des flaques et des marres d'eau qui montent jusqu'aux chevilles. Les cubains sont déjà au travail pour enlever toute cette eau. La piscine déborde. Bref, quand il pleut ici, c'est pas n'importe quoi !

Après le déjeuner, la pluie cesse de tomber mais tout le monde reste écrasé. La sortie d'hier nous est carrément rentré dans le corps. On a bouffé comme des défoncés, ça rentrait tout seul!! J'ai mangé 5 crêpes, 3 bananes, 2 bols de yogourt et 3 verres de jus d'orange. Et j'avais encore faim...

Plus tard, Francine et moi, bien crêmées avec de la 30 et munies de nombreux sacs de magasinages, on s'en va faire nos piplettes à Varadero!
J'ai plusieurs objectifs et de nombreuses dépenses à exécuter. (exécuter, oui)
Du café, des figues cubaines, des bandanas avec le Ché (3 pour 10 pesos, pas chers!!), un sac avec le Ché (très important!), des cadeaux pour les amis de Montréal, du rhum et des cigares, si j'ai encore des pesos...

Puis une fois fini, qu'est-ce qu'on fait ? Ben on retourne manger. Avant, on arrête au bar pour rejoindre une petite gang de cyclistes déjà bien installés avec quelques cerveza. J'ajoute un pina colada.
Ensuite playa
Et siesta
hmmm

Entraînement PM 65km- Vers Matanzas
Pour le début, tout se passe bien. Je roule avec ma gang habituelle, Francine, Ghislain, René, Michel, Luc et cie. J'ai une énergie d'enfer et je n'arrête pas de faire des échappées. Je tire, tire, tire, je n'arrive même pas à me fatiguer! Pour le retour, ça se passe moins bien, mais vraiment pas bien dutout.

BRROOOOLLMMM
Gros éclairs et au loin, on aperçoit le rideau de pluie qui se dirige droit sur nous
Ché Guevara, protège-nous !!
Il faut s'arrêter dans les petits abris tellement le vent (rendu de face maintenant) est puissant et que la pluie est aveuglante. Je pense que si j'avance à 20km/h je me considère chanceuse. Le groupe s'est divisé, les plus peureux sont restés à l'abri pendant que nous, on décide de continuer. Mais ça tombe de plus belle et les éclairs sont rendus trop menacants. On s'arrête à nouveau. On est complètement trempés et on a l'impression qu'on ne va jamais y arriver. Il y a des marres (des étangs devrais-je dire) sur l'autoroute et c'est super dangeureux car on doit déborder sur l'autre voie... seule voie où les autos peuvent circuler aussi.

j'espère vraiment qu'on aura pas de bad luck... parce que là, je vais brailler pour vrai.

J'ai eu la bonne idée de mettre mon maillot orange fluo, alors je reste à l'arrière du peloton pour être le plus visible possible. Les autos à Cuba, y'ont pas toutes des phares! Mais en arrière, toute la merde me revole dessus.
Une fois arrivés à Varadero, la situation est pire ! la rue est vraiment étroite et on traverse un lac, le pédalier et les bidons sont complètement ensevelis. J'AI HÂTE D'ARRIVER
Les camions et les autos nous font des grosses vagues, il ne manque que le gars qui fait du surf derrière...

-Heille Luc, un bon gros steak à soir
- Criss que ça serait bon
- Avec une bonne grosse frite
- Pis une bière, stie !
- une seule ?
- mets en deux d'abord
- HA ! bonne réponse

Mais il n'y avait pas de steak pour le souper... juste des morceaux de porc trop cuits...
Et après ?
On lave les vélos.
C'est vraiment crotté...
Pauvre femme de ménage demain... euh, il te reste combien de pesos Francine ? elle va avoir besoin d'un bon tip.

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dimanche 6 avril 2008

Cuba Varadero, Jour 4

Entraînement AM 100km- COLISÉO !
Yesss! Enfin c'est la grosse sortie, tant attendue, celle pour laquelle je comptais les jours et les minutes et les secondes avant d'arriver à Cuba. Des paysages complètement dépaysans, des villages éblouissants, des palmiers grandioses qui touchent presque le ciel et surtout, la belle côte de Coliséo qui m'attend!

Je pars avec le groupe intermédiaire de Bruno. La chaleur est écrasante... On roule d'abord en gros peloton d'au moins 20-25 vers Matanzas. Passé le premier village, on se divise en 2 groupes et c'est le début des doubles éventails avec pas mal d'intensité
FAUT QUE ÇA TOURNE!
On a le vent dans le dos, c'est un fait, mais on roule à 45-48km/h ! WOOOOOO
Je suis la seule fille du groupe et je roule avec mes deux roues préférées, René et Michel. Deux clowns ces gars là.

Coliséo se rapproche, on tombe dans de jolies petites bosses et les gens derrière commencent à en arracher. Pourtant, je reste fraîche comme une rose. Décidémment, j'ai la grande forme ce matin. Je trouve même que ça ne monte pas assez vite mais je me tiens tranquille. Oublie pas que tu as la côte à monter à la fin de la ride.

Après plusieurs petits vallons, le groupe se met définitivement à casser et les 4 gars d'en avant (dont René et Michel) partent comme des bombes. Alors je les suis... 52km/h Wahhhh!
Mais ils sont pas mal trop forts et les jambes me disent stop... je ralentis et attend l'autre groupe. Le vent commence à changer et ça ne sert à rien de forcer toute seule.
- Ouin, on est en feu ce matin!
- On devrait se partir une roue pour essayer de les rattraper
- bonne idée !

Finalement, on tourne, tourne, tourne pendant un bon 10-15 minutes, les échanges se font super bien. Tout au loin, qui vois-je ? RENÉ! Qui se laisse glisser vers nous.
- René, on arrive, accroche toi!
La vitesse se met soudainement à diminuer, come on gang! pesez su'l gaz.
Ça ne fonctionne pas.
Je sors du groupe et me mets à l'avant. Allez on pousse les pédales et je tire comme ça jusqu'au peloton de tête qui avait ralenti.

Arrivés à Limonar, on s'arrête pour acheter de l'eau. Il est temps parce que mes trois bidons sont vides. On s'écrase sur la petite terrasse à l'ombre, la chaleur est vraiment puissante, c'est suffoquant.
Mes petits biscuits Newton avalés, un jus délicieux d'ananas englouti avec en prime un paquet de blok shots, je repars avec mon groupe, direction Varadero pour encore 40km. On emprunte mon chemin préféré pour ne pas dire LE CHEMIN. Il y a une rail de chemin de fer et ensuite c'est le plat et le calme total.
On est environ 12-15 cyclistes et ça roule pas mal molo... 28-29km/h, c'est trop lent !!
Alors je pars en mini échappée, espérant qu'un ou deux me suivre. Personne.
Je roule 37-38 km/h, bof pourquoi pas 40 ? le vent est avec moi.
Je roule comme ça, sur ce bout de route, complètement perdue dans ma bulle, pendant au moins 10 minutes.
Finalement, le peloton me rattrape
- Crime t'es en feu!
- C'est les biscuits Newton

Paolo se met à ma hauteur et je lui fait un petit signe de tête.
Il a compris
VOUFFFF
J'attrappe sa roue et là, c'est du 45km/h. Les jambes commencent à brûler mais... c'est pas grave, c'est fait pour ça ! J'ai encore du gaz avant d'arriver à Cardenas.

Finalement, le peloton nous rentre dedans, Paolo a abandonné et respire pas mal fort. Au loin, j'aperçois la grosse côte qui s'en vient. On s'organise tout de suite en double éventail. 2... 3... 4... 5... Bon j'ai assez récupéré. Rendue à l'avant... hmmm... non je vais faire un autre tour.

- J'ai pu de jambes moi là là...

En disant ça, en arrière du peloton, la vitesse diminue. (mais c'est pas vrai, mes jambes vont très bien).
Et hop, je suis partie. Les mains en bas, vouffffff, let's go mes EASTON. Et j'attaque la côte. J'ai un peu mal géré mon énergie... La côte de Coliséo fait 6-7% sur environ 1.5km et j'ai attaqué beaucoup trop vite. Je me fais dépasser par 3 cyclistes dont Denis, une autre roue que j'aime pas mal.

No way, ça ne va pas se passer comme ça.
TAC TAC, 2 dents de plus. J'me mets en danseuse, monte, monte monte... Estie que ça brûle.
Ils sont toujours à la même distance que moi.
Pousse les pédales, c'est toute dans ta tête.

Je rattrape enfin Denis. Je suis en très grande souffrance et j'ai l'impression que tout va lâcher. Mais il me reste un fond de jus. Les deux on s'encourage, allez pousse pousse...
J'ai soudain l'image de Coach Troy du spinerval 7.0 qui s'époumonne à encourager les filles à grimper.
STAND UP
Allez hop, jusqu'au sommet
TAC, 1 dent de plus
TAC, Denis est toujours dans ma roue
Ça y est, on est au sommet !!
BIG CHAIN RING ON THE FRONT

Et on commence à descendre. Ma 12 embarque, YEAH!
vvvvooouuuuuuffffffffffff
70 km/h
Je me mets dans la draft de Denis, me cache bien comme il faut, CARDENAS ON ARRIVE !

ON ROULE COMME DES MALADES!!!!

On rattrape les deux cyclistes, complètement brûlés et Denis attaque.
J'essaie de suivre, mais il est vraiment plus fort que moi.
Et moi, sincèrement, j'en peux plus.
Je relaxe le ponpon et j'attends l'autre petit groupe derrière.
Je m'accroche, mes réserves commencent vraiment à être à terre. Et la chaleur de plus en plus insupportable... Je n'ai plus de Newton, presque plus d'eau et encore 20km à faire.

On se retrouve dans un faux plat descendant, tabarouette que ça roule! Je suis prise dans la bordure, dans la merde de la route, j'ai les jambes complètement brûlées, ça tremble de tous les côtés. Ça fait tellement mal que je suis sur le bord de pleurer, mais je ne lâche pas. Cardenas arrive sous peu. Je commence à être plus ou moins consciente de ce qui se passe.

Ouais, j'ai poussé la machine pas mal fort.

Passé Cardenas, je reste à l'arrière du peloton, tire quelques bons coups pour essayer de rattraper le groupe de tête, mais c'est trop tard...
Arrivés à l'hôtel, le restaurant est fermé et on crève tous de faim.
Une chance le casse-croûte junk food est ouvert et on se remplit le ventre avec de la pizza et des bonnes frites.

Qu'est-ce qu'on fait après ?
Playa & siesta.
Pas de sortie ce soir, c'est le repos complet. J'ai très très bien dormi cette nuit là.

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samedi 5 avril 2008

Cuba Varadero, Jour 3

Entraînement AM 40km - pratique de critérium
COOL
sur le parcours, 3 petites buttes casse-pattes, une bonne montée d'au moins 15% et plus loin, une descente et du plat, vent de dos. On a 10 tours à faire et on est regroupés en 6-7 cyclistes. Le groupe casse au 5e tour mais je tiens bon. Je reste avec Raphael, un petit cycliste cadet trop mignon, et Luis, mon cubain préféré.
J'essaie d'expliquer à Luis qu'il doit nous tirer jusqu'au prochain virage et qu'après il doit passer le relai, mais il ne comprends rien...
Il comprends qu'il doit tout simplement se mettre devant nous et tirer. Bon ben... pourquoi pas. Nous on récupère pendant ce temps là.

Encore 3 tours à faire, tabarouette que ça roule !! 48km/h! À trois, ça commence à être drôlement souffrant et le tour du relai revient assez rapidement. On croise alors 3 petits cubains et décident d'embarquer dans le groupe. Mais il ne comprennent pas ce qu'ils faut faire. J'essaie de leur expliquer mais comment on dit ça éventail en espagnol
- Como se dicé ?

À la toute fin, les cubains et Luis me disent de les suivre à un endroit mystérieux...
No problemas, on te ramène à ton hôtel
Alors je les suis, en profite pour faire ma récup active
Hha !
Vous savez où ils m'ont amené ?
À la discothèque !!
hihihi
- Esta noches, fiesta ?
- No, no entranar !
Ils pensent que je suis sur l'équipe nationale de vélo du Canada. Je leur dit non, non mais ils semblent comprendre oui, oui
- Muy fuerte

Malgré toutes mes aventures ici, aucune photo et aucun film à l'horizon. Qué pasa ?
Je suis très sérieuse par rapport à ces entraînements !
Ce soir c'est un gros training, ça s'annonce dur. Luis me ramène à l'hôtel, direction restaurant, mucho glucidas por favor, despues, vamos à la playa y sueño. La grosse vie sale...


Entraînement PM 50km - Cardenas !!
Quel bonheur cette sortie. Et quelle intensité j'y ai mis. On est divisé à nouveau en 4 groupes de 6-7 cyclistes. On refait des chasses et des poursuites. 4 x 3 minutes avec une intensité maximale.
J'ai beaucoup d'énergie, les jambes sont là, mais le groupe est so so, un peu paresseux, les échanges ne se font pas bien, les gens chialent...
Bof.
Je pense que je vais me tanner bientôt
Je monte le tempo
TAC TAC clac clac clac
arrrrghh ma 12 n'embarque pas !!
- Plus vite Catherine
- Ma 12 embarque pas
- PLUS VITE
- MA 12 EMBARQUE PAS. CHUIS AU MAX LÀ
- Passe le relai !
- Ok...

De retour vers Cardenas pour reprendre la route vers Varadero, un chien très maigre et très laid se garoche devant le peloton mais comprends très vite qu'il n'a pas raison d'être là. Ha ha, de justesse. Les gars en tête on crié pas mal plus fort que ce que lui, pauvre chien, doit être capable de faire.

J'ai de la difficulté à décrire cette ville, Cardenas. Je la trouve tellement chaleureuse, tellement belle mais d'un autre côté, c'est vieux, sale et très pauvre. Les gens, sur leur balcon, nous voient passer, les enfants arrêtent de jouer pour nous regarder, les calèches et les voitures nous libèrent complètement la voie en nous criant allez allez ! Quand on s'arrête aux intersections, les gens nous regardent, émerveillés et nous cèdent le passage. Comme quoi, même dans leur plus grande détresse - la pauvreté - les gens sont heureux et très généreux.

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vendredi 4 avril 2008

Cuba Varadero, Jour 2

Entraînement AM 60km- Aujourd'hui, c'est du travail à haute intensité avec des intervalles de 3 minutes. Le principe est de simuler des échappées et des poursuites et de travailler en petits groupes de 2-3 personnes. À tour de rôle, on se met à chasser l'autre petit groupe d'en avant pour rejoindre éventuellement un peloton de tête.

WOOHOO, ÇA S'ANNONCE TROP COOL

j'me remplis le ventre de crêpes, pains dorés, sirop de chocolat, mangues et de jus d'orange avec du yogourt rose fluo. Ça va clancher tantôt. Je suis fin prête, j'ai de l'énergie à tout casser.

On est parti. C'est moi qui ouvre la machine, suivie de Ghislain et de Francine. On s'échange les relais aux 15-20 secondes à 35-36 km/h, yahooooo. Une fois le peloton rattrapé, on commence tout de suite à faire la roue. Mais j'échappe un bidon!!! MERDE
Une chance, Pierre en scooter nous suit et me rejoins plus loin. fiouuu

Le peloton roule assez serré et je me souviens qu'il y a un énorme trou quelque part sur cette route. Bien sûr, le gars en avant de moi ne signale pas et qu'est-ce qui arrive ?
POC
Un bruit de rayon qui casse
Sauf que rien n'est cassé.
Sont tough mes EASTON!

Les intervalles reprennent bon train, sur la superbe route qui nous mène vers Matanzas. J'me retrouve à l'arrière du peloton, on rentre tranquillos à Varadero, puis je me retourne et vois 4 cubains qui nous ont rattrapé, dont mon préféré, Luis et sa grosse face de gorille.

Il reste peut-être une dizaine de km avant l'hotel et je me laisse drafter par les cubains qui n'ont probablement presque pas mangé ni bu de la ride. Je sens soudain une envie irrésistible de partir en sprint. Il doit rester à peine 3 km.
TAC, TAC, 2 dents de plus
- vamos chicos !
- hey bella catharina, le seguimos!

Entraînement PM 30km- récupération active.
Parcours assez dangeureux vers la péninsule ou devrais-je dire, beaucoup de bad luck qui nous arrivent. J'ai les jambes fatiguées du matin et un bon mal de coeur, sûrement du à la chaleur. Alors je reste avec le dernier groupe.
Marie-Josée échappe un bidon
Je m'arrête pour le ramasser
Quelques secondes plus tard, le cubain derrière moi me rentre dedans
Et une fois repartis, PSSSHHHHHHH, Paolo pogne un flat.
super...
Mon gros plateau est très paresseux, il embarque une fois sur deux et je dois shifter 2 ou 3 fois pour changer de vitesse. Bref, mon vélo en arrache. Sur le retour, les 2 gars partent en bombe et moi je reste seule en arrière. Je ne force quasiment pas, mais j'atteins le 40km/h facilement, vent de dos, VOUFFF.
J'arrive la dernière à l'hôtel.
- Ça va Catherine ?
- Bof, je ne sais pas, mon vélo en arrache, j'me suis faite rentrer dedans pis là, ça roule tout croche
- qui t'as rentré dedans ?
- le p'tit cubain qui roule mal là...
Alors ils sont cinq à regarder mon vélo de tous bords tous côtés. Et bien sûr, tout semble bien aller. Je laisse quand même mon vélo à Bruno qui me fait une super job de réparation. Thank god !!
- tsé dans les courses, ça va arriver souvent des accrochages de même, t'es mieux de t'habituer tout de suite !
- ouin...

Retour vers la chambrine, un peu découragée, sans vraiment savoir pourquoi. Un p'tit tour à la piscine va me changer les idées avant le souper tiens. Au moment où je sors de l'hôtel, c'est le déluge; gros orage, gros éclairs et grosse pluie qui se mettent à tomber. Décidément...
Et de toute façon, je suis en hypoglycémie sévère car je commence à voir pas mal trop d'étoiles et le mal de coeur ne s'améliore pas. Je rejoins ma coloc et on va se pacter la fraise dans les bonnes pâtes ultra salées 100% cubaines.

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jeudi 3 avril 2008

Cuba Varadero, Jour 1

J'ai passé une nuit plutôt désorganisée. Il n'y a plus de chambres à l'hotel principal et nous sommes redirigées (ma coloc et moi) vers un autre complexe à 5-7 minutes de marche de l'hotel. La chambre est minuscule, la discothèque bat son plein sous notre fenêtre, les lits sont terribles. Bref, pas génial pour un tout inclu et comme il est rendu minuit, avec 48 boîtes de vélo à monter-descendre des autobus, température et chaleur assez prononcée, mettons qu'on avait ben ben hâte de s'écraser.
Comble de bonheur (ou de malheur), l'air climatisé fait un bruit de génératrice et on se réveille avec pas d'eau, pas d'électricité et une belle coquerelle dans la salle de bain.

ouais, c'est pas génial pour une première journée. On changera de chambre à 12h, alors que la fille des relacion publicas sera à son poste... espérons qu'elle y sera. Tsé avec le rythme cubain, ils ne sont pas toujours pressés...

Entraînement AM 35km- On se dirige vers Matanzas. Je suis peureuse à tout casser et incapable de rester collée sur le groupe. Malgré tout, je réussis à faire les doubles éventails et les éventails simples mais crime... j'ai un taux de concentration ben trop élevé! Le retour se fait le vent dans' face et ensuite, une séance d'étirements sur le bord de la plage. hmm hmm.

L'après-midi, je le passe à dormir dans ma nouvelle chambre. C'est tu pas d'la belle vie ça...

Entraiment PM 40km- Ma peur de coller les roues a soudain disparue. Je change de groupe et roule avec le groupe intermédiaire. Ouais ! On se dirige vers Cardenas, ma ville préférée. Le même groupe se divise en deux et on commence à former des doubles éventails pour le retour avec un vent de face terrible. J'ai 6 gars pour moi toute seule, woooh!
J'ai soudain l'envie de partir en sprint. J'AI VRAIMENT LE GOÛT LÀ !
À mon tour de prendre le relai
- hey les boys, suivez-moi, j'ouvre la machine!
et je tire pendant un bon bout sur la belle route qui nous mène vers Varadero.
- ouin, ça' des bonnes jambes c'te p'tite là
- tu roules-tu avec nous autres demain ?
- certain !

Au souper, je redécouvre le goût des patates de Cuba. hmmmmmm.
Le bedon bien rempli de glucides, c'est pas long que Francine (ma coloc) et moi, on écrase jusqu'au lendemain matin.

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