dimanche 25 mai 2008
samedi 24 mai 2008
Premier duathlon, course de torture !
Hey oui, après une seule journée de récupération, je me replonge dans une compétition.
Cette fois-ci j'opte pour un duathlon
Pourquoi ?
Pour essayer...
Et pour le fun !!!!!!!!!!!
Toujours sans aucunes photos à l'appui, que se passe-t-il?
J'ai couru 2 fois depuis la fonte des neiges, à peine 5km à chaque fois. Et je n'ai pas couru depuis 2 ans non plus. Ça s'annonce bien!
La course va comme ceci : 5km de course à pieds, 20km de vélo et 2.5 km de course à pieds encore. Dans ma tête, je me dis que ça va bien se faire et que ça va aller vite.
Ben ouais.
Je rejoins ma grande amie Isabelle à l'épingle, au circuit gilles-villeneuve. Il faut aller chercher notre numéro, se faire écrire nos numéros sur les mollets, épaules, placer notre vélo dans la zone de transition, souliers, biscuits newton bien en vue, bidons, la puce chip et cie. J'oublie rien?
Crème solaire !!!!!!
Bon alors, on commence le réchauffement sur le parcours de course à pieds. Ils nous font courir sur un terrain de terre avec pleins de grosses roches, jusque là, je ne suis pas impressionnée et même découragée. Elle court don ben vite Isabelle!!!!!!! Je la laisse partir, moi j'en arrache déjà avec même pas 3km de couru encore. Je la vois au loin qui galope telle une gazelle... ouf, ça va être dur, je le sens. Je retourne au départ et continue à m'échauffer dans la zone de transition.
À 9h pile, le départ du duathlon sprint et olympique démarre. BOOM. Et comme à mon habitude, mon diesel part très tranquillement, et je me fais manger tout rond.
calme toi, c'est la première course.
Mais c'est assez décourageant de voir tout ce beau monde partir en éclair.
Une fois arrivée sur le chemin de terre, je trouve que ça commence à être pas mal long avant de faire demi-tour. J'aperçois au loin la petite fille vêtue de bleu (que j'avais repéré au départ) qui tourne à mi-chemin.
QUOI? C'EST LÀ-BAS QU'ON TOURNE ?
C'EST DON BEN LOIN!!!
Crime que j'en arrache, pourquoi est-ce que je n'ai pas couru plus que ça avant de faire cette foutue course ?
Et qu'est-ce que je fais ici à matin ?
Bref... tout ce qui peut me passer par la tête... me passe par la tête. La 2e moitié du parcours, je pensais mourir. J'avais beau me parler, m'encourager, j'en arrachais vraiment!!!!
ENFIN
La transition course-vélo. Attention mesdames, ça va brasser parce que je m'en viens!!
Je crois que j'arrive l'avant dernière en transition mais j'ai l'intention de tout remonter. Je me fous pas mal de mes temps de course à pieds car je sais très bien que j'allais être assez pourrie. J'embarque sur le vélo, 3 newtons au passage, quelques gorgées de ma nouvelle boisson verte fluo (style l'incroyable HULK) et je suis prête à partir.
QUOI
HEIN ????
On tourne à contre-sens sur le circuit ??? ARGH
Bon alors si c'est comme ça, j'ai 5 tours à faire, je vais prendre le 1er tour pour évaluer le tout. Avoir su ça avant, j'aurais fait un tour avant le départ
grrrr.
Bien sûr, j'ouvre la machine à fond et je remarque qu'il y a beaucoup de juges sur le parcours.
[Pour ceux qui n'ont jamais fait de duathlon/triathlon, on ne peut pas prendre une roue dans ce genre de course. Il faut garder au moins 3 mètres en arrière et 3 mètres sur le côté lorsqu'on double sinon, c'est un joli DQ qui apparaît à côté de notre nom sur les résultats.]
Je remonte pratiquement toutes les filles durant mes 5 tours. Même la petite bleu que j'ai vu tourner avant moi sur le 5km, je lui passe à côté. Pauvre elle, elle a vraiment l'air d'en arracher.
Je suis bien installée sur mes barres, concentrée à pousser le plus fort possible. Mais plus les tours s'accumulent, plus les petites cuisses me chauffent. Et je ne me rappelle pas d'avoir roulé avec un vent de face aussi débile. ouf....
2e transition, vélo-course
je perds un temps fou ici. Il faut courir touuuuuuute l'épingle du circuit, pour aller porter le vélo, enfiler les chaussures et reprendre le départ pour le trajet de course.
Je suis vraiment contente de ne pas avoir à me retaper un 5km et que ce soit seulement 2.5km
Je commence à courir, après avoir finalement réussi à enfiler mes souliers, quand j'entends la petite fille en bleu crier:
MA GOURDE, MA GOURDE ! DONNE MOI MA GOURDE
hahaha, t'inquiète pas petite, suis pas très difficile à rattraper à la course
hihihi, je suis pétée de rire
J'ai l'impression de voler et d'avoir des petites ailes pour cette dernière section, les jambes courent toutes seules sur ce parcours terriblement plate. On m'avait dit que les jambes seraient raides comme du béton après le vélo, mais étrangement, ce n'étais pas mon cas. Même que je cours pas mal plus vite.
En somme, je ne suis vraiment pas fâchée de passer le fil d'arrivée et surtout de terminer avec le meilleur temps de vélo chez les femmes OVERALL, 2e dans ma catégorie (sur 2... faut préciser) et avec pleins de cadeaux; une nouvelle casquette Pegasus pour courir et un superbe chandail Pearl Isumi.
Morale de l'histoire; à refaire, mais pas tout de suite et il faut courir avant de VRAIMENT courir.
Cette fois-ci j'opte pour un duathlon
Pourquoi ?
Pour essayer...
Et pour le fun !!!!!!!!!!!
Toujours sans aucunes photos à l'appui, que se passe-t-il?
J'ai couru 2 fois depuis la fonte des neiges, à peine 5km à chaque fois. Et je n'ai pas couru depuis 2 ans non plus. Ça s'annonce bien!
La course va comme ceci : 5km de course à pieds, 20km de vélo et 2.5 km de course à pieds encore. Dans ma tête, je me dis que ça va bien se faire et que ça va aller vite.
Ben ouais.
Je rejoins ma grande amie Isabelle à l'épingle, au circuit gilles-villeneuve. Il faut aller chercher notre numéro, se faire écrire nos numéros sur les mollets, épaules, placer notre vélo dans la zone de transition, souliers, biscuits newton bien en vue, bidons, la puce chip et cie. J'oublie rien?
Crème solaire !!!!!!
Bon alors, on commence le réchauffement sur le parcours de course à pieds. Ils nous font courir sur un terrain de terre avec pleins de grosses roches, jusque là, je ne suis pas impressionnée et même découragée. Elle court don ben vite Isabelle!!!!!!! Je la laisse partir, moi j'en arrache déjà avec même pas 3km de couru encore. Je la vois au loin qui galope telle une gazelle... ouf, ça va être dur, je le sens. Je retourne au départ et continue à m'échauffer dans la zone de transition.
À 9h pile, le départ du duathlon sprint et olympique démarre. BOOM. Et comme à mon habitude, mon diesel part très tranquillement, et je me fais manger tout rond.
calme toi, c'est la première course.
Mais c'est assez décourageant de voir tout ce beau monde partir en éclair.
Une fois arrivée sur le chemin de terre, je trouve que ça commence à être pas mal long avant de faire demi-tour. J'aperçois au loin la petite fille vêtue de bleu (que j'avais repéré au départ) qui tourne à mi-chemin.
QUOI? C'EST LÀ-BAS QU'ON TOURNE ?
C'EST DON BEN LOIN!!!
Crime que j'en arrache, pourquoi est-ce que je n'ai pas couru plus que ça avant de faire cette foutue course ?
Et qu'est-ce que je fais ici à matin ?
Bref... tout ce qui peut me passer par la tête... me passe par la tête. La 2e moitié du parcours, je pensais mourir. J'avais beau me parler, m'encourager, j'en arrachais vraiment!!!!
ENFIN
La transition course-vélo. Attention mesdames, ça va brasser parce que je m'en viens!!
Je crois que j'arrive l'avant dernière en transition mais j'ai l'intention de tout remonter. Je me fous pas mal de mes temps de course à pieds car je sais très bien que j'allais être assez pourrie. J'embarque sur le vélo, 3 newtons au passage, quelques gorgées de ma nouvelle boisson verte fluo (style l'incroyable HULK) et je suis prête à partir.
QUOI
HEIN ????
On tourne à contre-sens sur le circuit ??? ARGH
Bon alors si c'est comme ça, j'ai 5 tours à faire, je vais prendre le 1er tour pour évaluer le tout. Avoir su ça avant, j'aurais fait un tour avant le départ
grrrr.
Bien sûr, j'ouvre la machine à fond et je remarque qu'il y a beaucoup de juges sur le parcours.
[Pour ceux qui n'ont jamais fait de duathlon/triathlon, on ne peut pas prendre une roue dans ce genre de course. Il faut garder au moins 3 mètres en arrière et 3 mètres sur le côté lorsqu'on double sinon, c'est un joli DQ qui apparaît à côté de notre nom sur les résultats.]
Je remonte pratiquement toutes les filles durant mes 5 tours. Même la petite bleu que j'ai vu tourner avant moi sur le 5km, je lui passe à côté. Pauvre elle, elle a vraiment l'air d'en arracher.
Je suis bien installée sur mes barres, concentrée à pousser le plus fort possible. Mais plus les tours s'accumulent, plus les petites cuisses me chauffent. Et je ne me rappelle pas d'avoir roulé avec un vent de face aussi débile. ouf....
2e transition, vélo-course
je perds un temps fou ici. Il faut courir touuuuuuute l'épingle du circuit, pour aller porter le vélo, enfiler les chaussures et reprendre le départ pour le trajet de course.
Je suis vraiment contente de ne pas avoir à me retaper un 5km et que ce soit seulement 2.5km
Je commence à courir, après avoir finalement réussi à enfiler mes souliers, quand j'entends la petite fille en bleu crier:
MA GOURDE, MA GOURDE ! DONNE MOI MA GOURDE
hahaha, t'inquiète pas petite, suis pas très difficile à rattraper à la course
hihihi, je suis pétée de rire
J'ai l'impression de voler et d'avoir des petites ailes pour cette dernière section, les jambes courent toutes seules sur ce parcours terriblement plate. On m'avait dit que les jambes seraient raides comme du béton après le vélo, mais étrangement, ce n'étais pas mon cas. Même que je cours pas mal plus vite.
En somme, je ne suis vraiment pas fâchée de passer le fil d'arrivée et surtout de terminer avec le meilleur temps de vélo chez les femmes OVERALL, 2e dans ma catégorie (sur 2... faut préciser) et avec pleins de cadeaux; une nouvelle casquette Pegasus pour courir et un superbe chandail Pearl Isumi.
Morale de l'histoire; à refaire, mais pas tout de suite et il faut courir avant de VRAIMENT courir.
Libellés : courses
vendredi 23 mai 2008
jeudis cyclistes, prise 1
Première course de la série Robert Brisson
Une course sans senior 1-2 !!!!!!!! ouais! enfin une course sans les pros où nous, petites passionnées de vélo voulant montrer notre petit caractère de cycliste déchaînée, on peut le faire sans se faire envoyer chhhh...., se faire pousser ou ... larguer.
J'arrive donc vers 17h avec ma nouvelle amie, Audrey, que j'ai rencontré à la course de Sainte-Martine. Une super rouleuse qui a déjà pas mal d'expérience de courses et avec qui j'apprends pleins de choses. On fait une fois le parcours ensemble pour évaluer toutes les stratégies possibles. Oui, oui, toutes !!! Bon ici, il faudra se mettre à gauche, le vent vient de là, crime as-tu vu la grosse crevasse ??? à mon avis, ici il va y avoir une échappée, etc...
Arrivées sur la ligne de départ, on apprend qu'il se fait hommes et femmes ensemble, qu'il faut rouler à droite tout le temps pour libérer la circulation, qu'il y aura des sprints à tous les tours et que seulement les 3 premiers hommes et 3 premières femmes seront récompensés...
bon, si c'est comme ça.
Je me retourne et j'aperçois une autre fille senior 3
"hey !!!!!! une autre fille, on se demandait si on allait pas être toutes seules"
"je suis super stressée, j'ai vraiment peur"
"peur? mais non voyons, les pelotons c'est pas stressant du tout, y'a personne qui chute et tout le monde est courtois. ha ha ha"
Finalement, il y a 6 filles sur la ligne de départ. Pas mal pour une première !
Le départ est lancé, et bien sûr, les gars nous partent ça en furie, j'ai beau pousser, tout le monde est en train de me manger. Au 2e virage, ça y est... CHUTE! Et le peloton casse en 3 morceaux. Mais comme j'étais bien placée dans le peloton, rien ne m'est arrivé. ouf.
Je reste attaché au 2e peloton mais ça roule fort en tabarouette. Il y a une autre fille,une maître, avec moi et on s'accroche. On y restera pas longtemps parce que c'est vraiment trop fort pour nous deux.
Alors on décroche... elle a l'air d'en arracher avec sa bouche grande ouverte
"Va te reposer derrière moi! On va prendre des relais de 1 minute"
"OK!!!"
Et on travaille comme ça pendant les 2 prochains tours. Le vent de face commence à être pas mal énervant. Quelle puissance!! Finalement, on réussi à rattraper un groupe en avant de nous, il était temps. Et qui vois-je? La petite stressée sur la ligne de départ. Qui, en plus, a le même vélo que moi!
"Ha ben, r'garde donc ça qui est là"
Dans le dernier tour, elle a failli abandonner... mais je l'ai tellement encouragé, elle a pas eu le choix de finir avec nous hihihi.
ENVOYE!!! Pousse les jambes, pousse pousse pousse, tu fini la course avec nous!
Au sprint, sur la dernière portion du parcours, la route est pleine de crevasses, alors je me suis mise carrément à gauche (erreur!!)
J'étais en tête, avec les mollets en feu quand, dans les derniers 50m, je me fais dépasser par la fille maître, avec qui j'ai roulé dans les 2 premiers tours
ARGH !!!
On termine tellement collées, j'aimerais voir la photo finish!!!!!!!!
Quelle belle et bonne course, je termine avec une belle 2e place, une énorme médaille et un beau chèque! En prime, on a même eu l'arc-en-ciel pour les derniers tours de la course.
Il y avait plusieurs photographes positionnés sur tout le parcours... j'espère pouvoir en dénicher une quelque part.
à répéter tous les jeudis!
***
on peut trouver un article vraiment chouette ici

Une course sans senior 1-2 !!!!!!!! ouais! enfin une course sans les pros où nous, petites passionnées de vélo voulant montrer notre petit caractère de cycliste déchaînée, on peut le faire sans se faire envoyer chhhh...., se faire pousser ou ... larguer.
J'arrive donc vers 17h avec ma nouvelle amie, Audrey, que j'ai rencontré à la course de Sainte-Martine. Une super rouleuse qui a déjà pas mal d'expérience de courses et avec qui j'apprends pleins de choses. On fait une fois le parcours ensemble pour évaluer toutes les stratégies possibles. Oui, oui, toutes !!! Bon ici, il faudra se mettre à gauche, le vent vient de là, crime as-tu vu la grosse crevasse ??? à mon avis, ici il va y avoir une échappée, etc...
Arrivées sur la ligne de départ, on apprend qu'il se fait hommes et femmes ensemble, qu'il faut rouler à droite tout le temps pour libérer la circulation, qu'il y aura des sprints à tous les tours et que seulement les 3 premiers hommes et 3 premières femmes seront récompensés...
bon, si c'est comme ça.
Je me retourne et j'aperçois une autre fille senior 3
"hey !!!!!! une autre fille, on se demandait si on allait pas être toutes seules"
"je suis super stressée, j'ai vraiment peur"
"peur? mais non voyons, les pelotons c'est pas stressant du tout, y'a personne qui chute et tout le monde est courtois. ha ha ha"
Finalement, il y a 6 filles sur la ligne de départ. Pas mal pour une première !
Le départ est lancé, et bien sûr, les gars nous partent ça en furie, j'ai beau pousser, tout le monde est en train de me manger. Au 2e virage, ça y est... CHUTE! Et le peloton casse en 3 morceaux. Mais comme j'étais bien placée dans le peloton, rien ne m'est arrivé. ouf.
Je reste attaché au 2e peloton mais ça roule fort en tabarouette. Il y a une autre fille,une maître, avec moi et on s'accroche. On y restera pas longtemps parce que c'est vraiment trop fort pour nous deux.
Alors on décroche... elle a l'air d'en arracher avec sa bouche grande ouverte
"Va te reposer derrière moi! On va prendre des relais de 1 minute"
"OK!!!"
Et on travaille comme ça pendant les 2 prochains tours. Le vent de face commence à être pas mal énervant. Quelle puissance!! Finalement, on réussi à rattraper un groupe en avant de nous, il était temps. Et qui vois-je? La petite stressée sur la ligne de départ. Qui, en plus, a le même vélo que moi!
"Ha ben, r'garde donc ça qui est là"
Dans le dernier tour, elle a failli abandonner... mais je l'ai tellement encouragé, elle a pas eu le choix de finir avec nous hihihi.
ENVOYE!!! Pousse les jambes, pousse pousse pousse, tu fini la course avec nous!
Au sprint, sur la dernière portion du parcours, la route est pleine de crevasses, alors je me suis mise carrément à gauche (erreur!!)
J'étais en tête, avec les mollets en feu quand, dans les derniers 50m, je me fais dépasser par la fille maître, avec qui j'ai roulé dans les 2 premiers tours
ARGH !!!
On termine tellement collées, j'aimerais voir la photo finish!!!!!!!!
Quelle belle et bonne course, je termine avec une belle 2e place, une énorme médaille et un beau chèque! En prime, on a même eu l'arc-en-ciel pour les derniers tours de la course.
Il y avait plusieurs photographes positionnés sur tout le parcours... j'espère pouvoir en dénicher une quelque part.
à répéter tous les jeudis!
***
on peut trouver un article vraiment chouette ici

Chez les femmes, Isabelle Dubois, Équipe Cascades, a raflé l'or, Catherine Naulleau, indépendante, l'argent, et Geneviève Bombardier, Haut-Richelieu Megavolt, le bronze. «Hey, sont belles les médailles !», a dit Catherine en examinant la décoration que Louis Robitaille venait de lui accrocher au cou.
Libellés : courses
jeudi 22 mai 2008
sloggi - are you on the right gear ?
impossible de laisser ça sous silence
hha !
ça devrait en faire rire quelques uns/unes
en faisant une recherche google, recherche d'images avec les mots suivants "women cycling funny" je tombe éventuellement sur ceci


sloggi ? mais qu'est-ce que c'est que ça
une marque de sous-vêtements, bien sûr...
et en poussant plus loin, je tombe sur ceci, ça et cela !


hha !
ça devrait en faire rire quelques uns/unes
en faisant une recherche google, recherche d'images avec les mots suivants "women cycling funny" je tombe éventuellement sur ceci


sloggi ? mais qu'est-ce que c'est que ça
une marque de sous-vêtements, bien sûr...
et en poussant plus loin, je tombe sur ceci, ça et cela !


samedi 17 mai 2008
mardi 13 mai 2008
Français de France chez les 100% Québecois
6h10 du matin, je m'enligne pour mon entraînement de fou sur le circuit Gilles-Villeneuve.
Normalement (je dis bien, normalement) il n'y a pas un chat sur la piste. C'est calme, tranquille, parfait pour moi, qui est à peine réveillée, en train d'avaler quelques biscuits Newton pour faire remonter cette glycémie pas mal basse...
Puis tout d'un coup, une petite voix surgit de la droite.
- Excusez-moi mademoiselle
Bon un français... peux pas avoir la paix ce matin...
- J'ai une carte avec moi, pouvez-vous m'indiquer comment aller sur le circuit Gilles-Villeneuve?
- C'est par là et vous suivez les indications pour "Parc Jean-Drapeau" et c'est justement là où je m'en vais.
- C'est loin ?
- Non pas vraiment, peut-être encore 10 km. Suivez-moi et vous verrez !
- Ah bon, parce que je viens de crever et je n'ai plus de boyau alors ça m'inquiète d'aller trop loin
- 6h15 du matin et vous avez déjà un flat ? Il est tôt pour crever, non ?
- Un quoi ?
- Un flatte, au Québec on appelle ça comme ça
- Ahh... un flotte, j'ai jamais entendu ça.
- Non pas un flotte, un flaaaaate. Une crevaison alors...
- Ah d'accord je comprends mieux (Et il se met à rire, bien sûr)
- Euh... bon, alors vous voulez y aller quand même ?
- Ben j'hésite... peut-être que je devrais retourner chez moi et me chercher un autre boyau
- Ben suivez-moi, c'est pas très loin et vous y serez, on va rouler pépère tranquille
- euh... (pépère tranquille, il ne comprend pas...) 10 km c'est beaucoup... si j'avais un autre boyau je vous dirais oui.
pourquoi c'est toujours compliqué avec les français ?
- Ben d'abord continuez sur le bout de piste par là, y'a un 5km de belle route
- Ah oui ? Et comment est la route ? Vous comprenez j'ai très peur de crever
- Oui oui je comprends... ben y'a une boutique de vélo plus loin par là-bas, ça ouvre à 10h
- 10h ! mon dieu c'est tard. Chez nous, en France, les boutiques de vélo ouvrent bien plus tôt
- Mais ici on est au Québec, et en plus vous êtes à Ville-Émard, vous n'avez pas choisi votre ville côté services, car il n'y a pas plus paresseux et B.S. qu'ici.
- B.S. ?
pfffff, va falloir lui expliquer B.S. maintenant...
- BS... paresseux... sans emploi mais avec de l'aide du gouvernement. Ici c'est 100% Québécois, l'accent, toute le kit...
- Je vois, écoutez je suis arrivé hier de France et j'étais tellement heureux d'avoir un vélo, mais cette histoire me fâche.
Un français, un marinoni avec des boyaux qui pète à 6h du matin, ça me fait rire !
Il aurait eu un specialized, j'aurais trouvé ça encore plus drôle... hum, j'ai un certain blocage sur ces vélos... faut pas me demander pourquoi, c'est comme ça.
à mon retour du circuit, une autre petite voix surgit, de la gauche cette fois-ci
- heille scuse, t'as tu une pompe ?
- heu... ouais j'ai une pompe
- parce que là j'viens de péter pis j'ai rien pour mettre de l'air
c'est le matin des crevaisons cou don
en plus monsieur est impatient parce qu'il semble que ce soit long avant de sortir ma pompe
- donne-moi ça, j'vais m'arranger avec
et bien sûr, son blackberry se mets à sonner et le pauvre épais, il me dit
- tiens continue donc pendant que je prends mon appel
... et il jase sur son blackberry pendant que moi, belle poire, je lui gonfle son pneu
- hey attends un peu que je remercie la gentille demoiselle
demoiselle...
- ça va te coûter 20$ pour le service - et je lui tends la main
il me lance un bel air bête, il a pas l'air de me trouver drôle
et moi je lui souris en le traitant de tous les noms dans ma tête, me clip et pars en douceur, en espérant qu'il va re-crever quelques km plus loin.
Normalement (je dis bien, normalement) il n'y a pas un chat sur la piste. C'est calme, tranquille, parfait pour moi, qui est à peine réveillée, en train d'avaler quelques biscuits Newton pour faire remonter cette glycémie pas mal basse...
Puis tout d'un coup, une petite voix surgit de la droite.
- Excusez-moi mademoiselle
Bon un français... peux pas avoir la paix ce matin...
- J'ai une carte avec moi, pouvez-vous m'indiquer comment aller sur le circuit Gilles-Villeneuve?
- C'est par là et vous suivez les indications pour "Parc Jean-Drapeau" et c'est justement là où je m'en vais.
- C'est loin ?
- Non pas vraiment, peut-être encore 10 km. Suivez-moi et vous verrez !
- Ah bon, parce que je viens de crever et je n'ai plus de boyau alors ça m'inquiète d'aller trop loin
- 6h15 du matin et vous avez déjà un flat ? Il est tôt pour crever, non ?
- Un quoi ?
- Un flatte, au Québec on appelle ça comme ça
- Ahh... un flotte, j'ai jamais entendu ça.
- Non pas un flotte, un flaaaaate. Une crevaison alors...
- Ah d'accord je comprends mieux (Et il se met à rire, bien sûr)
- Euh... bon, alors vous voulez y aller quand même ?
- Ben j'hésite... peut-être que je devrais retourner chez moi et me chercher un autre boyau
- Ben suivez-moi, c'est pas très loin et vous y serez, on va rouler pépère tranquille
- euh... (pépère tranquille, il ne comprend pas...) 10 km c'est beaucoup... si j'avais un autre boyau je vous dirais oui.
pourquoi c'est toujours compliqué avec les français ?
- Ben d'abord continuez sur le bout de piste par là, y'a un 5km de belle route
- Ah oui ? Et comment est la route ? Vous comprenez j'ai très peur de crever
- Oui oui je comprends... ben y'a une boutique de vélo plus loin par là-bas, ça ouvre à 10h
- 10h ! mon dieu c'est tard. Chez nous, en France, les boutiques de vélo ouvrent bien plus tôt
- Mais ici on est au Québec, et en plus vous êtes à Ville-Émard, vous n'avez pas choisi votre ville côté services, car il n'y a pas plus paresseux et B.S. qu'ici.
- B.S. ?
pfffff, va falloir lui expliquer B.S. maintenant...
- BS... paresseux... sans emploi mais avec de l'aide du gouvernement. Ici c'est 100% Québécois, l'accent, toute le kit...
- Je vois, écoutez je suis arrivé hier de France et j'étais tellement heureux d'avoir un vélo, mais cette histoire me fâche.
Un français, un marinoni avec des boyaux qui pète à 6h du matin, ça me fait rire !
Il aurait eu un specialized, j'aurais trouvé ça encore plus drôle... hum, j'ai un certain blocage sur ces vélos... faut pas me demander pourquoi, c'est comme ça.
à mon retour du circuit, une autre petite voix surgit, de la gauche cette fois-ci
- heille scuse, t'as tu une pompe ?
- heu... ouais j'ai une pompe
- parce que là j'viens de péter pis j'ai rien pour mettre de l'air
c'est le matin des crevaisons cou don
en plus monsieur est impatient parce qu'il semble que ce soit long avant de sortir ma pompe
- donne-moi ça, j'vais m'arranger avec
et bien sûr, son blackberry se mets à sonner et le pauvre épais, il me dit
- tiens continue donc pendant que je prends mon appel
... et il jase sur son blackberry pendant que moi, belle poire, je lui gonfle son pneu
- hey attends un peu que je remercie la gentille demoiselle
demoiselle...
- ça va te coûter 20$ pour le service - et je lui tends la main
il me lance un bel air bête, il a pas l'air de me trouver drôle
et moi je lui souris en le traitant de tous les noms dans ma tête, me clip et pars en douceur, en espérant qu'il va re-crever quelques km plus loin.
dimanche 11 mai 2008
Contre La Montre - La Course de Vérité
Montréal 10h30
Un peu beaucoup énervée, gros déjeuner avalé, j'attends Isabelle - ma grande collègue, amie cycliste et triathlète passionnée - pour se diriger vers Granby, où nous avons une dure mission à effectuer: un contre-la-montre. Au Tour de France, ils appellent ça la course de vérité, la course contre soi.
j'ai ben hâte de voir ça
Montréal 10h45
Les vélos, munis de leurs superbes barres de triatlon, sont bien attachés sur le rack, double vérifié par les mains d'Isabelle. Nous sommes prêtes à partir ! woohoo. Deux filles surexcitée à 11h le matin, l'adrénaline monte tranquillement... ça va être coooool. C'est ma 2e course de vélo à vie, cette fois-ci j'opte pour ce genre de course, une façon de tester ma capacité psychoco et voir si elle tiendra bon jusqu'à la fin. Faut être maso parfois !
Granby 11h50
Enfin arrivées, tout au loin, on aperçoit les minimes et les cadets qui sont en train de sprinter et de pousser fort, les dents serrées, jusqu'à la ligne d'arrivée. Là on peut dire qu'on est vraiment énervées Isabelle et moi.
Évidemment, l'endroit pour s'inscrire est à l'autre bout du monde. En passant, ce règlement bidon de si vous n'avez pas votre license au moment de l'inscription, vous ne pouvez pas courir et aucun cycliste ne sera admis au départ sans license... c'est même pas vrai
- Quelle catégorie ?
- Senior 3
- Votre numéro ?
- 341
- merci, bonne course
eh ben... je pourrais être n'importe qui et ça ne changerait rien...
Granby 12h15
On dîne en vitesse avec nos délicieuses salades-repas bourrées de glucides, quelques biscuits Newton au passage, et hop, sur nos vélos pour un échauffement. Le jeudi de cette semaine, j'ai fait un entraînement de malade sur le circuit, j'ai poussé ben trop fort et en plus, j'étais allée courir le matin... très intelligent. Je suis revenue de là avec les rhomboïdes et les mollets vraiment scrap. À ne pas refaire avant un contre-la-montre !
Le parcours est sur un circuit rectangulaire.
Le premier bout, vent de dos, et ça descend - merveilleux !
virage, 2e bout, vent de côté
virage, 3e bout, vent terrible de face, faux plat montant - paraît que tu veux mourir...
dernier virage, vent de côté, tu serres les dents et tu pousses jusqu'à la fin
le circuit fait 19 km et j'ai l'intention de faire une moyenne de 35-37 km/h ou du moins, un peu sous les 33 minutes.
13h09 - c'est mon départ !
nous sommes trois filles senior 3 dans ma course... pffff come on les filles, faites don du vélo !
je suis la première à partir de ma vague... personne à essayer de rattraper, ça va être dur ça
30 secondes derrière moi, c'est une fille de l'équipe canadienne de triathlon, ouais pas trop de pression...
bip... bip... bip... tooot.
ah ouais c'est parti ! Je fais un départ déchaîné, je pars en bombe furieuse avec déjà les dents serrées. Une fois ma vitesse stabilisée, hop, je prends la position aérodynamique sur les barres et je continue de pousser. Je ne les lâcherai pas de la course, sauf pour changer de vitesse et les virages. Je roule présentement à 45-48km/h, c'est la vitesse que je voulais pour le premier bout du circuit. Lorsque je tomberai le vent de face, pas question d'aller sous les 30km/h !
Premier virage, je tombe dans les champs de patates ou de maïs ou qqch comme ça, pas besoin de dire que je tiens mes barres plus serrées. La vitesse diminue à 37-38km/h. Le vent me pousse comme un bon mais je reste concentrée et focusée sur la route, r'entrer les genoux, les coudes, baisser la tête... Déjà 6 minutes au compteur et la fille de triathlon ne m'a toujours pas rattrapée. Les jambes commencent à brûler mais...
c'est un contre-la-montre, c'est normal !
Deuxième virage, oh shit !
le vent est d'une puissance incroyable, la route est maganée. Je m'allonge un peu sur les barres et baisse encore la tête.
Crime c'est dur ! et là, c'est le faux-plat qui commence. Terrible terrible.
Il y a des bourrasques de vent qui sortent de tous les côtés
Reste concentrée
Ma vitesse est maintenant de 30-31km/h avec les jambes qui brûlent comme ça se peut pas
Et mon hyperventilation est partie pour de bon
Allez allez, c'est dans ta tête.
J'essaie de garder le cap sur mon 30km/h, pour l'instant ça va, mais je suis en grande souffrance. Au loin j'aperçois une côte, pas trop à pic, mais assez pour être déstabilisée. 28-29km/h...
regarde pas ton compteur ! regarde devant toi !
Alors je commence à visualer, je me revois à Cuba, en train de gravir la côte de Coliséo... mais ça ne fonctionne pas vraiment.
Bon, je me vois en train de sprinter sur le circuit à la petite côte ... marche pas non plus
À Westmount, la rue Grosvenor ... bof
Coach Troy apparaît soudainement... mais je suis déjà sur ma big chain ring...
Finalement arrivée au sommet de la côte, je m'attends à une descente...
quoi ?
y'a une autre côte !
arrrggghhh
et j'ai tout donné...
c'est vraiment plate... mais les jambes ne sont plus là.
Mais j'ai la petite voix fonceuse qui m'encourage et me dit de ne pas lâcher
on s'en fout que ça fasse mal, pousse, allez allez... ENVOYE !!! POUUUUUSSE
c'est dur pour tout le monde, le vent y'é dans la face pour tout le monde
Et à ce moment, la fille de triathlon me dépasse, mais elle est complètement finie elle aussi
je la laisse faire, en plus elle me dépasse beaucoup trop près, s'il y avait eu un commissaire, elle aurait du être disqualifiée. bof... tant pis... elle aura eu ma draft quelques secondes.
Arrivées au sommet de la côte, ça descend, enfin !
L'écart entre nous deux ne diminue pas. Par terre, je vois qu'il reste 5km
GO
Troisième virage, il y a pleins de roches par terre, ça me ralenti...
Vent de côté maintenant, c'est toujours aussi difficile, ma vitesse est instable, j'ai de la misère à focuser pcq là je commence vraiment à en arracher. Je suis en train de rattraper la fille de triathlon, elle roule tête baissée et zigzag d'un bord et de l'autre. Je rajoute une dent et je sens que je vais avoir très mal à la mâchoire tantôt, à force de serrer les dents comme ça.
C'est bon, je suis de retour sur mon 35km/h mais je n'ai vraiment plus conscience de ce que je fais. Je garde la tête droite et me concentre sur la route.
r'entre tes coudes, tes genoux... ah oui.
Et là, par terre, c'est inscrit: 2km
j'ouvre la machine, c'est le dernier virage, et j'aurai le vent dans le dos.
Encore une dernière côte à monter, allez allez !
et ensuite quelle descente ! j'apercois le finish tout au loin
je suis sur ma dernière dent en arrière, y'en a pas d'autre
je vois 52km/h sur mon compteur plus viiiiiiiiite
je suis en train de rattraper la fille de triathlon !
c'est super, j'entends toutes ses voix qui m'encouragent, je pense même que je souris car je sais que cette souffrance prendra bientôt fin.
FINISH LINE YESSSSS!
j'entre dans la miniscule zone de "cool-down" et sur mon compteur... quoi ? 32:20 min?
WOW JE SUIS TELLEMENT CONTENTE
Je termine donc avec une moyenne de 35.5km/h, en plein dans le mile!
j'ai de la misère à parler, je suis vraiment vidée, vraiment maganée...
je termine quand même 3e... sur 3 hee hee hee, mais contre des filles qui ont beaucoup plus d'expérience que moi.
Mais là n'était pas mon objectif, j'ai fait un bien meilleur temps que je croyais faire pour une 2e course. Je suis très satisfaite ! Très contente ! Isabelle termine sa course elle aussi, elle s'est améliorée par rapport à l'an passé et toutes les deux, nous sommes pas mal surexcitées, à nouveau.
Girl Spirit !
Encore une fois, j'apprends beaucoup sur moi, je ne pensais pas être si forte mentalement.
J'ai bien géré ma course du début à la fin, c'est ça qui est important.
C'était un test pour le duathlon que je ferai dans 2 semaines. J'espère quand même avoir plus de lapins devant moi par contre... Faire une course toute seule, avec rien devant, c'est vraiment difficile.
Fin de ce récit... une suite bientôt !
Un peu beaucoup énervée, gros déjeuner avalé, j'attends Isabelle - ma grande collègue, amie cycliste et triathlète passionnée - pour se diriger vers Granby, où nous avons une dure mission à effectuer: un contre-la-montre. Au Tour de France, ils appellent ça la course de vérité, la course contre soi.
j'ai ben hâte de voir ça
Montréal 10h45
Les vélos, munis de leurs superbes barres de triatlon, sont bien attachés sur le rack, double vérifié par les mains d'Isabelle. Nous sommes prêtes à partir ! woohoo. Deux filles surexcitée à 11h le matin, l'adrénaline monte tranquillement... ça va être coooool. C'est ma 2e course de vélo à vie, cette fois-ci j'opte pour ce genre de course, une façon de tester ma capacité psychoco et voir si elle tiendra bon jusqu'à la fin. Faut être maso parfois !
Granby 11h50
Enfin arrivées, tout au loin, on aperçoit les minimes et les cadets qui sont en train de sprinter et de pousser fort, les dents serrées, jusqu'à la ligne d'arrivée. Là on peut dire qu'on est vraiment énervées Isabelle et moi.
Évidemment, l'endroit pour s'inscrire est à l'autre bout du monde. En passant, ce règlement bidon de si vous n'avez pas votre license au moment de l'inscription, vous ne pouvez pas courir et aucun cycliste ne sera admis au départ sans license... c'est même pas vrai
- Quelle catégorie ?
- Senior 3
- Votre numéro ?
- 341
- merci, bonne course
eh ben... je pourrais être n'importe qui et ça ne changerait rien...
Granby 12h15
On dîne en vitesse avec nos délicieuses salades-repas bourrées de glucides, quelques biscuits Newton au passage, et hop, sur nos vélos pour un échauffement. Le jeudi de cette semaine, j'ai fait un entraînement de malade sur le circuit, j'ai poussé ben trop fort et en plus, j'étais allée courir le matin... très intelligent. Je suis revenue de là avec les rhomboïdes et les mollets vraiment scrap. À ne pas refaire avant un contre-la-montre !
Le parcours est sur un circuit rectangulaire.
Le premier bout, vent de dos, et ça descend - merveilleux !
virage, 2e bout, vent de côté
virage, 3e bout, vent terrible de face, faux plat montant - paraît que tu veux mourir...
dernier virage, vent de côté, tu serres les dents et tu pousses jusqu'à la fin
le circuit fait 19 km et j'ai l'intention de faire une moyenne de 35-37 km/h ou du moins, un peu sous les 33 minutes.
13h09 - c'est mon départ !
nous sommes trois filles senior 3 dans ma course... pffff come on les filles, faites don du vélo !
je suis la première à partir de ma vague... personne à essayer de rattraper, ça va être dur ça
30 secondes derrière moi, c'est une fille de l'équipe canadienne de triathlon, ouais pas trop de pression...
bip... bip... bip... tooot.
ah ouais c'est parti ! Je fais un départ déchaîné, je pars en bombe furieuse avec déjà les dents serrées. Une fois ma vitesse stabilisée, hop, je prends la position aérodynamique sur les barres et je continue de pousser. Je ne les lâcherai pas de la course, sauf pour changer de vitesse et les virages. Je roule présentement à 45-48km/h, c'est la vitesse que je voulais pour le premier bout du circuit. Lorsque je tomberai le vent de face, pas question d'aller sous les 30km/h !
Premier virage, je tombe dans les champs de patates ou de maïs ou qqch comme ça, pas besoin de dire que je tiens mes barres plus serrées. La vitesse diminue à 37-38km/h. Le vent me pousse comme un bon mais je reste concentrée et focusée sur la route, r'entrer les genoux, les coudes, baisser la tête... Déjà 6 minutes au compteur et la fille de triathlon ne m'a toujours pas rattrapée. Les jambes commencent à brûler mais...
c'est un contre-la-montre, c'est normal !
Deuxième virage, oh shit !
le vent est d'une puissance incroyable, la route est maganée. Je m'allonge un peu sur les barres et baisse encore la tête.
Crime c'est dur ! et là, c'est le faux-plat qui commence. Terrible terrible.
Il y a des bourrasques de vent qui sortent de tous les côtés
Reste concentrée
Ma vitesse est maintenant de 30-31km/h avec les jambes qui brûlent comme ça se peut pas
Et mon hyperventilation est partie pour de bon
Allez allez, c'est dans ta tête.
J'essaie de garder le cap sur mon 30km/h, pour l'instant ça va, mais je suis en grande souffrance. Au loin j'aperçois une côte, pas trop à pic, mais assez pour être déstabilisée. 28-29km/h...
regarde pas ton compteur ! regarde devant toi !
Alors je commence à visualer, je me revois à Cuba, en train de gravir la côte de Coliséo... mais ça ne fonctionne pas vraiment.
Bon, je me vois en train de sprinter sur le circuit à la petite côte ... marche pas non plus
À Westmount, la rue Grosvenor ... bof
Coach Troy apparaît soudainement... mais je suis déjà sur ma big chain ring...
Finalement arrivée au sommet de la côte, je m'attends à une descente...
quoi ?
y'a une autre côte !
arrrggghhh
et j'ai tout donné...
c'est vraiment plate... mais les jambes ne sont plus là.
Mais j'ai la petite voix fonceuse qui m'encourage et me dit de ne pas lâcher
on s'en fout que ça fasse mal, pousse, allez allez... ENVOYE !!! POUUUUUSSE
c'est dur pour tout le monde, le vent y'é dans la face pour tout le monde
Et à ce moment, la fille de triathlon me dépasse, mais elle est complètement finie elle aussi
je la laisse faire, en plus elle me dépasse beaucoup trop près, s'il y avait eu un commissaire, elle aurait du être disqualifiée. bof... tant pis... elle aura eu ma draft quelques secondes.
Arrivées au sommet de la côte, ça descend, enfin !
L'écart entre nous deux ne diminue pas. Par terre, je vois qu'il reste 5km
GO
Troisième virage, il y a pleins de roches par terre, ça me ralenti...
Vent de côté maintenant, c'est toujours aussi difficile, ma vitesse est instable, j'ai de la misère à focuser pcq là je commence vraiment à en arracher. Je suis en train de rattraper la fille de triathlon, elle roule tête baissée et zigzag d'un bord et de l'autre. Je rajoute une dent et je sens que je vais avoir très mal à la mâchoire tantôt, à force de serrer les dents comme ça.
C'est bon, je suis de retour sur mon 35km/h mais je n'ai vraiment plus conscience de ce que je fais. Je garde la tête droite et me concentre sur la route.
r'entre tes coudes, tes genoux... ah oui.
Et là, par terre, c'est inscrit: 2km
j'ouvre la machine, c'est le dernier virage, et j'aurai le vent dans le dos.
Encore une dernière côte à monter, allez allez !
et ensuite quelle descente ! j'apercois le finish tout au loin
je suis sur ma dernière dent en arrière, y'en a pas d'autre
je vois 52km/h sur mon compteur plus viiiiiiiiite
je suis en train de rattraper la fille de triathlon !
c'est super, j'entends toutes ses voix qui m'encouragent, je pense même que je souris car je sais que cette souffrance prendra bientôt fin.
FINISH LINE YESSSSS!
j'entre dans la miniscule zone de "cool-down" et sur mon compteur... quoi ? 32:20 min?
WOW JE SUIS TELLEMENT CONTENTE
Je termine donc avec une moyenne de 35.5km/h, en plein dans le mile!
j'ai de la misère à parler, je suis vraiment vidée, vraiment maganée...
je termine quand même 3e... sur 3 hee hee hee, mais contre des filles qui ont beaucoup plus d'expérience que moi.
Mais là n'était pas mon objectif, j'ai fait un bien meilleur temps que je croyais faire pour une 2e course. Je suis très satisfaite ! Très contente ! Isabelle termine sa course elle aussi, elle s'est améliorée par rapport à l'an passé et toutes les deux, nous sommes pas mal surexcitées, à nouveau.
Girl Spirit !
Encore une fois, j'apprends beaucoup sur moi, je ne pensais pas être si forte mentalement.
J'ai bien géré ma course du début à la fin, c'est ça qui est important.
C'était un test pour le duathlon que je ferai dans 2 semaines. J'espère quand même avoir plus de lapins devant moi par contre... Faire une course toute seule, avec rien devant, c'est vraiment difficile.
Fin de ce récit... une suite bientôt !
Libellés : courses
vendredi 9 mai 2008
attention 23
pour comprendre ce message, il faut absolument avoir vu le film number 23
vous n'avez pas vu ce film ?
alors ne lisez pas ce qui s'en vient
non non non, défendu de lire la suite !
alors voilà... petite compilation de toutes ces fois où j'ai vu le nombre 23, suite au film, en me disant que peut-être que ce chiffre n'est pas digne de confiance... et qu'il faut porter attention à certaines combinaisons de chiffres.
Ceux qui viennent de lever les yeux au ciel : s'abstenir !
en écoutant H E R O E S (pour les fans seulement vous aurez regardé vous aussi). Lorsque Suresh est au Motel avec Sylar (qu'il croit Blaze) sa porte, c'est le no. 23
en arrêtant un film à bout très suspense-stressant je vois ceci:
1:05.57 no 14 (additionnez et vous avez 23)
mon # de license de vélo pour les courses 2008 est 33098
la plaque d'immatriculation de mon voisin bizarre
023 PWR
et ça tourne
- Mme Naulleau ?
- c'est moi
-
Bar man
un pauvre type, complètement soaul me cruise à fond
- tu sais que t'es jolie toi, c'est quoi ton ptit nom
- pas intéressée
- ben voyons, jte ferai pas mal, jveux juste savoir ton nom
- pas intéressée !
- ah come on là...
- quel âge t'as pour le fun ?
- 23 et toi ?
- vraiment pas intéressée !
Voyage d'affaire
En revenant du Nouveau-Brunswick, juste avant le décollage, à travers le hublot, je vois A23 sur la piste... woups. Et je suis assise dans la rangée 23.
C'est le pire vol que j'ai fait de toute ma vie; turbulences tout le long, la fille à côté de moi me regardait avec un regard terrifié. Même l'hôte de l'air avait pas l'air bien. Mais j'ai survécu.
Vendeur
Bonjour ceci est un appel concernant un sondage pour les diététistes du Québec. Pourriez-vous rappeler Thierry au numéro ... - .... en précisant le dossier 13 et le numéro 23. Ha, tu peux être sûr que je vais rappeler, ouais!
vous n'avez pas vu ce film ?
alors ne lisez pas ce qui s'en vient
non non non, défendu de lire la suite !
alors voilà... petite compilation de toutes ces fois où j'ai vu le nombre 23, suite au film, en me disant que peut-être que ce chiffre n'est pas digne de confiance... et qu'il faut porter attention à certaines combinaisons de chiffres.
Ceux qui viennent de lever les yeux au ciel : s'abstenir !
en écoutant H E R O E S (pour les fans seulement vous aurez regardé vous aussi). Lorsque Suresh est au Motel avec Sylar (qu'il croit Blaze) sa porte, c'est le no. 23
en arrêtant un film à bout très suspense-stressant je vois ceci:
1:05.57 no 14 (additionnez et vous avez 23)
mon # de license de vélo pour les courses 2008 est 33098
la plaque d'immatriculation de mon voisin bizarre
023 PWR
et ça tourne
- Mme Naulleau ?
- c'est moi
-
Bar man
un pauvre type, complètement soaul me cruise à fond
- tu sais que t'es jolie toi, c'est quoi ton ptit nom
- pas intéressée
- ben voyons, jte ferai pas mal, jveux juste savoir ton nom
- pas intéressée !
- ah come on là...
- quel âge t'as pour le fun ?
- 23 et toi ?
- vraiment pas intéressée !
Voyage d'affaire
En revenant du Nouveau-Brunswick, juste avant le décollage, à travers le hublot, je vois A23 sur la piste... woups. Et je suis assise dans la rangée 23.
C'est le pire vol que j'ai fait de toute ma vie; turbulences tout le long, la fille à côté de moi me regardait avec un regard terrifié. Même l'hôte de l'air avait pas l'air bien. Mais j'ai survécu.
Vendeur
Bonjour ceci est un appel concernant un sondage pour les diététistes du Québec. Pourriez-vous rappeler Thierry au numéro ... - .... en précisant le dossier 13 et le numéro 23. Ha, tu peux être sûr que je vais rappeler, ouais!

